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Randonnée

Etant montagnarde, je suis une grande fan de randonnée. Je pars randonnée dès que possible un peu partout dans le monde, suivez moi…

Tasmanie : Freycinet ou la plus belle plage du monde

2 Comments

freycinet tasmanie hazards

Après les belles montagnes de Craddle Mountain, direction un autre endroit mythique de Tasmanie: la péninsule de Freycinet qui est le plus vieux parc national de Tasmanie, parc qui a d’ailleurs un petit côté français grâce à son nom. Les australiens ont un peu de mal à prononcer Freycinet… certains panneaux leur expliquent comment faire, il faut dire « Fray – sin – aye ». Pour votre gouverne, Freycinet vient du nom d’un géographe explorateur membre de l’équipage de Baudin qui découvrit la région au début du XIXème siècle (NB : découvert par des occidentaux car il y avait des aborigènes depuis longtemps!)

Freycinet Tasmanie
Wineglass Bay sur la gauche

Ici se combinent mer transparente et montagnes de granit rose mais tout le monde vient voir la très médiatisée Wineglass Bay, souvent élue dans le top des plages les plus belles du monde et la vraie vache à lait du coin. On y est allé, on l’a vue, on n’a pas trouvé que c’était le coin le mieux de Freycinet… trop de monde, trop d’attente… en tout cas le marketing marche très bien car tout le monde quel que soit l’état de forme, se paie la montée un peu sèche pour aller voir la fameuse plage. Pour nous Freycinet ça a été beaucoup plus que Wineglass Bay et ça aurait été surement plus si on avait pu faire des randos encore plus longues mais il fallait être raisonnable à ce stade de la grossesse !

Freycinet ça se découvre à pied !

freycinet
The Hazards

Le touriste de passage est submergé d’offres pour visiter Freycinet parce que ici c’est quand même un sacré business le tourisme… visite par les airs, en bateau, en kayak et j’en passe… franchement c’est cher et autant faire comme nous en choisissant vos gambettes…. en voyant les gros bateaux de croisières embarquer le matin, nous avons été bien contents de notre choix.

Freycinet n’est pas un parc gigantesque mais il y a bien de quoi faire de belles randos à la journée voire même sur plusieurs jours. Nous avons opté pour le Wineglass Bay et Hazards Circuit, une rando de 11km à faire en 4h à 5h selon votre forme et je dois dire que à 6 mois de grossesse j’étais bien crevée à la fin…
La randonnée commence par le chemin pour aller au point de vue pour voir Wineglass Bay, sur cette partie il y a pas mal de monde pour voir Wineglass Bay la plus belle plage du monde. J’ai trouvé le point de vue un peu décevant, déjà on est un peu loin et puis les photos des magazines sont souvent prises ailleurs sur une des montagnes qui surplombent la baie ce qui nécessite beaucoup plus de marche..
Après l’avoir vue de haut nous descendons vers la plage pour y pique-niquer, il commence déjà à ne pas avoir foule car se rendre sur la plage rallonge sacrément la balade. Le jour où nous y étions, la plage n’était pas ensoleillée du coup la magie n’a pas opéré surtout que la forme de croissant parfait une fois sur la plage on ne la remarque plus.
Nous traversons donc la petite péninsule pour nous retrouver sur Hazards Beach et là gros coup de coeur, personne, eaux magnifiques… nous marchons sur la plage en toute tranquillité, difficile de partir mais il reste de la distance pour rentrer sur un sentier accidenté avec de très belles vues… finalement une superbe journée mais prenez bien les réserves d’eau parce que même en début d’automne ça tapait…

tasmanie freycinet

 

En marge de notre grosse rando nous avons fait quelques autres petites découvertes du parc toutes vraiment sympa… et là niveau marche c’est 5 min… 10 min max. Nous vous recommandons :

. Friendly Beach fut notre premier arrêt, son accès se fait en arrivant à Freycinet, pas un chat mais la plage est vraiment magnifique

friendly beach tasmanie freycinet
Friendly Beach

. Cape Tourville vaut également le détour pour les vues sur Freycinet et puis durant la saison des baleines vous pouvez les voir migrer depuis ce point de vue.

. Sleepy Bay est, elle une jolie petite crique où nous avons eu la chance de voir un phoque jouer dans les vagues, c’est mignon, reposant, bref un autre petit arrêt charmant.

 

Informations pratiques

Où dormir ?
Le petit village de Coles Bay est dédié au tourisme du coup il y a pas mal d’offre de logements principalement des resorts ou des locations de maison. Nous avons choisi de louer une maison même si nous ne sommes restés que deux nuit, c’était très pratique et plutôt économique vu le prix des hôtels et autres pensions dans le coin de Coles Bay. Freycinet Holiday Houses a pas mal d’offres, nous avons dormi à Beachcomber que nous recommandons.
Le wifi n’est pas très présent dans le coin, nous ne l’avions pas et n’avons pas pu nous connecter à internet de tout notre séjour donc préparez-vous avant si vous avez besoin de quelque chose.

tasmanie freycinet
Freycinet depuis Coles Bay

Où manger ?
Nous avons alterné pique-niques et diners à la maison (attention on avait tout acheté avant, même si il y a une petite superette à Coles Bay). Nous avons juste déjeuné un midi à la pizzeria Tombolo après avoir lu des retours élogieux, la nourriture n’est pas trop mal mais l’accueil vraiment pas très sympa… nous n’étions pas venus à Freycinet pour manger dans des étoilés mais bon quand même un minimum de service ça ne fait de mal à personne.

tasmanie freycinet

Comment visiter le parc ?
Le Visitor center à l’entrée du parc possède des cartes qui vous permettrons de faire les mêmes marches que nous par contre il faut bien avoir pris de l’eau avant car il n’y en a pas à vendre au visitor center. Attention le parking pour la randonnée se remplit vraiment très très vite, donc allez randonner plutôt de bonne heure sinon vous aurez du mal à vous garer.

Toutes les infos sur la rando que nous avons fait

Prêt à partir sur les pas de Baudin et son équipage ?

 

tasmanie freycinet
Wineglass Bay au fond

Filed Under: Australie, Océanie Tagged With: Nature, Randonnée

Visiter la grande muraille de Chine depuis Pékin

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grande muraille

Quiconque passe quelques jours à Pékin, considère la grande muraille de Chine comme étant LE site à ne pas manquer. Sa renommée est mondiale, elle est à l’origine de nombreuses légendes et sujet aux suppositions les plus folles … on croit même souvent qu’elle est visible de la lune, désolée je vais casser un mythe mais elle ne l’est pas. Bref la grande muraille est avec le panda un des symboles de la Chine qu’il faut absolument visiter lorsque l’on passe à Pékin.

muraille de Chine Jinshanling
Première vision avec les feuilles d’automne

Une muraille diverse et variée

La grande muraille n’est pas une, elle est très variée : par endroits c’est une construction élaborée datant de 500 ans (c’est d’ailleurs l’image d’Epinal que l’on se fait de la muraille en général), par endroits elle est vieille de plusieurs millénaires mais n’est qu’une butte en terre comme c’est le cas à Jiayuguan par exemple. Il n’existe d’ailleurs plusieurs murailles en Chine, celle qui longe le nord du pays est la plus connue mais il en existe une dans la province du Hunan par exemple donc je vous avais parlé dans cet article. Elle servait à se protéger de la minorité Miyao. Cette diversité est très peu connue et en général quand on pense muraille on pense à celle construite au nord de pékin donc je vais vous en parler aujourd’hui… il faut dire qu’elle est impressionnante et vraiment magnifique…

muraille de Chine Jinshanling
Premières visions de la muraille… le facteur waouuhhh…

Où aller visiter la muraille depuis Pékin

Il y a pleins d’options pour aller voir la muraille depuis Pékin, le choix va dépendre de plusieurs critères : la distance depuis Pékin, la densité de touristes que l’on est prêt à supporter, le temps qu’on a à y consacrer, si l’on veut marcher ou pas….

Les deux endroits les plus faciles d’accès mais aussi les plus touristiques sont Badaling et Mutianyu. Badaling est la portion la mieux restaurée et la plus facile d’accès depuis Pékin, on peut d’ailleurs s’y rendre en train. Mutianyu est en gros l’alternative avec moins de touristes, surtout durant les vacances ou les week end ou Badaling est pris d’assaut… Je ne suis jamais allée à Badaling et Mutianyu, trop touristiques, trop développés… pas mon truc…

muraille de Chine Jinshanling
C’est partie pour la randonnée

Je suis déjà allée deux fois randonner sur la muraille de Chine, deux fois dans le coin de Jinshanling. La première fois, il y a déjà 12 ans j’avais marché entre Simatai et Jinshanling… chose impossible désormais car la connexion entre les deux sections est fermée pour l’instant. Nous nous sommes contentés de la section de Jinshangling, résultat 4km de paysages incroyables…

Pour les vrais aventuriers il existe des sections beaucoup plus sauvages mais qui n’étaient pas envisageables avec les enfants car des parties sont très raides et parfois vraiment détruites... Mais si ça vous dit, jetez un coup d’oeil à Jiankou, Huanghuacheng ou Goubeikou… j’espère pouvoir y retourner pour moi ça sera pour mon prochain passage dans 12 ans…

muraille de Chine Jinshanling
Quelques kilomètres plus tard…
muraille de chine jinshanling
Tour après tour, nous avançons…

Découverte de la muraille de Jinshanling

Nous avons randonné depuis la « East Gate » jusqu’ à la « West Gate » en quittant la muraille à Zhuandoukou. La marche fait un peu plus de 4 kilomètres mais attention c’est loin d’être plat et en comptant les arrêts photos et le pique nique nous avons mis pas moins de 5 heures
J’ai bien aimé commencer par la « East Gate » car après une bonne montée au début pour rejoindre la muraille, le reste est principalement du plat ou des descentes, on peut donc vraiment profiter de la muraille sans trop se fatiguer. Un petit conseil : en arrivant sur la muraille, vous pouvez aller sur la gauche en direction de Simatai et faire demi tour après deux ou trois tours, vous verrez une tour très ancienne et aurez un beau panorama sur Simatai.
A certains moments de l’année l’entrée par la « East Gate » n’est pas possible, il faudra donc faire la randonnée dans l’autre sens car la sortie par la « East Gate » est elle autorisée.

Il existe une télécabine à la West Gate, nous ne l’avons pas utilisée, elle est complétement inutile et franchement hors de prix. Petit A avait 4 ans et a marché sans problème, en donnant bien la main sur des parties un peu pentues…
Nous avions acheté un pique nique à Pékin, avant de partir, que nous avons dégusté dans une des tours de garde… un très bon souvenir. Des paysans du coin vendent des boissons et des barres de céréales au cas où.

Care de la muraille

La rando est magnifique d’un bout à l’autre, elle compte quelques parties très raides et franchement impressionnantes. A Jinshangling on voit la muraille à perte de vue… franchement magique avec en prime personne dans le coin… Jinshangling c’est la balle. On n’y était fin Octobre, il commençait à faire froid, la nature avait revêtu ses couleurs d’automne.. une très belle journée loin de la folie de Pékin.

muraille de Chine Jinshanling
Rencontre sur la muraille

Informations pratiques

– Comment se rendre à Jinshanling ?
Jinshangling si situe à 120km au nord de Pékin, nous avons mis 2H 30 pour y arriver. L’autoroute pour s’y rendre est très belle. Bien entendu le temps de trajet dépend grandement des bouchons pour sortir de Pékin, il faut donc mieux partir tôt, très tôt….
Pour vous y rendre vous avez trois choix :
– partir avec les packages que les auberges de la ville proposent. Ces derniers couvrent le transfert mais aussi les droits d’entrée et un déjeuner dans un resto… du coup pas de piquenique sur la muraille et vous serez soumis aux horaires du groupe. C’est ce que j’avais fait il y a 12 ans.
– utiliser les bus public. Toutes les informations sont ici, je n’ai pas testé. 
– prendre un chauffeur. Nous avons opté pour cette solution, à 4 c’est plutôt rentable et au moins nous étions complètement libres. Nous avons payé 990 Yuan pour ce service avec Great Wall China… C’était moins cher que ce que nous proposait notre auberge. Franchement pas besoin d’un guide, c’est très facile, un chauffeur suffit.

muraille de Chine Jinshanling
Les belles tours de la muraille

– Informations diverses et variées : La télécabine coute 60 Yuan aller retour. L’entrée coute 65 Yuan pour les adultes et 45 Yuan pour les enfants de plus de 120cm, petit A était donc encore gratuit….Forcément le printemps et l’automne sont les saisons les plus propices, en été il fait super chaud et en hiver il peut neiger et il fait très froid… Si vous faites la même randonnée que nous prévoyez de bonnes chaussures.

– Chengde: Une fois que vous êtes à Jinshanling, vous pouvez aller passer quelques heures à Chengde (pour lire mon article sur Chengde c’est ici) car vous êtes à moins d’une heure de route… Le problème c’est que nous n’avons pas trouvé un chauffeur qui voulait nous y emmener et le bus que nous avons du coup pris le lendemain était complètement plein et ne se serait pas arrêté pour prendre des gens en chemin… Si vous trouvez une solution, vous gagnerez pas mal de temps et aurez la chance de découvrir Chengde…

muraille de Chine Jinshanling
Bye bye la muraille

Toi aussi la muraille te fais rêver ? Tu recommandes une partie de la muraille spécifique ?

https://voyagista.fr/grande-muraille-de-chine-pekin/
Enfin la descente… je vous préviens la muraille c’est loin d’être plat

Filed Under: Chine, Hebei, Pékin Tagged With: Patrimoine Mondial, Randonnée

Kumano Kodo : un pèlerinage datant de l’époque féodale

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kumano kodo japon

J’aime le Japon, la marche et découvrir des coins hors des sentiers battus. Kumano Kodo remplit tous ces critères et pourtant l’occasion ne s’était jamais présentée de marcher dans cette partie du pays… Et voilà qu’un jour d’octobre, 13 ans après être arrivée pour la première fois au Japon, je partais marcher sur les pas des pèlerins qui ont foulé ces chemins des siècles durant.

kumano kodo japon
Ma toute première vision de Kumano Kodo… ça commence bien…

Kumano Kodo, un peu d’histoire

Kumano Kodo est une série d’anciennes routes de pèlerinage situées dans les montagnes de la région de Kii (en gros au Sud Est de Kyoto et Osaka). Depuis l’époque féodale, des gens de toutes les couches de la société, dont des empereurs à la retraite et des aristocrates, se rendaient à pied aux trois temples sacrées de Kumano (Hongu Taisha, Nachi Taisha et Hayatama Taisha). A l’époque ils mettaient entre 30 et 40 jours aller-retour pour effectuer ce pèlerinage depuis Kyoto.
Ce pèlerinage a continué pendant des siècles et puis sa fréquentation a commencé à diminuer au début du siècle dernier. Les derniers gites d’étape ont fermé mais les chemins sont restés en état et Kumano Kodo vit désormais une renaissance suite à son inscription au patrimoine mondial en 2004. Aujourd’hui, on y croise plus de marcheurs que de vrais pèlerins, Kumano est un peu le Chemin de Saint Jacques de Compostelle d’Asie avec lequel il est d’ailleurs jumelé.

kumano kodo japon
Sur le même chemin depuis des siècles

Kumano Kodo de nos jours

De nos jours, le pèlerinage attire un certain nombre de touristes étrangers… nous étions les seuls à effectuer le chemin dans le sens inverse et avons du coup rencontré tous les marcheurs : nous avons croisé de 10 à 20 personnes chaque jour, principalement des australiens et des néo- zélandais. En effet il semble qu’un tour opérateur australien vende avec succès ce circuit. Vous serez quand même tranquilles mais vous croiserez plus d’étrangers que de japonais… une chose qui ne nous était jamais arrivé en faisant de la randonnée au Japon.
La plupart des gens font la randonnée en 4 jours de marche (ou plus selon le niveau de forme).
Durant l’âge d’or du pèlerinage, il existait des logements un peu partout, dont vous verrez d’ailleurs les ruines. Aujourd’hui il faut réserver dans des petites pensions dans des petits villages complètement perdus du Japon profond, une expérience en soit.

Allez c’est parti, un reportage photos de nos quatre étapes :

Première étape – Ogumotori Goe
La plus belle mais aussi l’étape la plus difficile avec 800 mètres de dénivelé et plus de 14 km de marche. Cette étape est remarquablement conservée avec de longues portions de chemin pavé, de nombreux restes anciens et l’impression d’être au milieu de nulle part. Nous l’avons fait sous la pluie… c’était sportif…
Conseil du jour : commencez à marcher avant Nachi Taisha à Daimon Zaka, pour admirer le très beau chemin en pierre dans la forêt qui monte au temple.

kumano kodo japon
kumano kodo japon
kumano kodo japon
kumano kodo japon

Deuxième étape – Kogumutori Goe
Une étape plutôt facile avec une jolie vue sur les montagnes de la région. A l’arrivée, il faut prendre le bus pour rejoindre les villages possédant des onsens et le sanctuaire de Hongo Taisha pour visiter et récupérer dans l’eau chaude.
Conseil du jour : Si vous devez attendre le bus trop longtemps, marchez un peu le long de la route, il y a un autre arrêt un peu plus loin avec des bus qui font des boucles entre Yunomine Onsen, Kawayu Onsen et Hongu Taisha

kumano kodo japon
kumano kodo japon
kumano kodo japon

Troisième étape – Hongu Taisha à Tsugizakura oji
Une étape très longue mais absolument magnifique du début à la fin. On commence par de belles vues de Hongu Taisha et la découverte de la campagne japonaise, avant de pénétrer dans des forêts reculées.
Conseil du jour : Vous pouvez raccourcir l’étape en prenant un bus à Hosshinmon Oji… je vous le déconseille la partie Hosshinmon Oji-Hongu Taisha vaut vraiment le coup.

kumano kodo japon
kumano kodo japon
kumano kodo japon
kumano kodo japon

Quatrième étape – Tsugizakura oji à Takijiri oji
L’étape, dans ce sens, est plutôt facile et commence avec un long passage sur route suivi par des forêts et villages pour finir à Takijiri oji.
Conseil du jour : si vous la faites dans notre sens ne prenez pas de pique nique et déjeuner à Takahara au (regardez le nom du restaurant), très sympa et bien meilleur que les boules de riz

kumano kodo japon
kumano kodo japon
kumano kodo japon
kumano kodo japon
kumano kodo japon

Outre la marche on a fait quoi ?

Au programme de Kumano forcément il y a pas mal de rando mais aussi des visites culturelles et du onsen. Outre les nombreux vestiges du pèlerinage que l’on découvre durant la randonnée (avec des panneaux d’explication en anglais s’il vous plait), la visite des sanctuaires où se rendaient les pèlerins est un incontournable. En particulier à Hongu Taisha nous avons découvert le plus grand tori du japon et à Nashi la plus haute cascade.

kumano kodo japon
Hongu Taisha

A l’étape de Hongu Taisha, la cerise sur le gâteau ce sont les onsens. Nous avons dû choisir entre les anciens bains de Yunomine et le onsen direct dans la rivière de Kawayu Onsen… on a craqué pour le second et on y a passé l’après-midi. Le concept est simple : on prend une pelle, on creuse un trou dans la rivière et on se prélasse dans ce bain. Quand on a un peu chaud, on sort du trou pour faire quelques brasses dans la rivière puis on y retourne… une expérience unique…

kumano kodo japon
Le plus grand tori du monde

Informations pratiques

Voici quelques infos pour ceux d’entre vous qui veulent suivre nos pas, le site de l’office du tourisme de Tanabe est super bien fait et indispensable mais voici tout ce que j’aurais bien aimé savoir avant mon départ.

– Nous avons effectué le pèlerinage en 4 jours de marche, certaines journées sont des grosses journées où nous avons marché jusqu’à 8 heures à un bon pas car nous sommes sportifs. Vous pouvez faire le pélerinage dans les deux sens mais sachez que tout le monde le fait dans le sens Kii-Tanabe – Hongu Taisha – Kii Katsura. Nous étions les seuls à le faire dans l’autre sens. Si c’était à refaire je le referai dans notre sens car cela permet d’avoir une après-midi tranquille au onsen du fait de la journée relativement courte du jour 2, et puis le jour 4 est beaucoup plus facile dans ce sens.

kumano kodo japon
Des marques du passé

– Quelques choses importantes à savoir avant de partir :
Il faut être bien équipé, des chaussures de marche ou de trail avec des gourdes et des sacs à dos de randonnée. Il pleut souvent dans ce coin du Japon, donc regardez la météo avant de partir et prévoyez cape de pluie et parapluie.. il fait souvent chaud malgré la pluie donc on est mieux avec un parapluie qu’une cape. Les chemins sont souvent en pierre avec de la mousse dessus, du coup ça glisse pas mal par endroits… mieux vaut prévoir un bâton.
Il faut réserver les logements à l’avance et l’office du tourisme peut vous aider. Vous pourrez acheter le pique-nique à votre étape du soir mais je vous préviens vous mangerez des boules de riz (onigiri) tous les jours. Nous avions emporté barre de céréales et chocolats, sage décision.
La carte de l’office du tourisme est très bien, vous pouvez soit l’imprimer depuis leur site, soit la récupérer à l’office du tourisme. Le chemin est très bien indiqué.
Vous pourrez faire portez vos affaires chaque jour mais ce n’est pas donné… 1400 yen par jour et par sac (à vérifier). Nous avons porté nos affaires mais nous aurions pu utiliser le service de Takyubin (beaucoup moins cher) un jour sur deux et ne porter nos affaires que pour deux jours.

kumano kodo japon
Vue sur les montagnes de Kii

– L’accès à Kumano Kodo se fait par train à Kii Tanabe ou Kii Katsura. De là vous pouvez prendre un bus (tout est bien expliqué dans le dépliant) pour le départ de la randonnée. A noter que Kii Katsura a de nombreux onsens, sympa à la fin de la randonnée.
Si vous n’avez pas le temps de faire 4 jours de randonnée, pas de soucis, vous pouvez accéder à la plupart des étapes à la journée, tout est expliqué sur ce fameux site

– Pour vous rendre au Japon pour découvrir le Kansai et Kumano Kodo, vous pouvez trouver vos billets d’avion sur Easyvoyage

Voilà vous êtes prêts pour Kumano Kodo..

Tu es tenté par une expérience comme ça ? As-tu fait d’autres pèlerinages de ce genre à me recommander ?

kumano kodo japon
La plus grosse grenouille jamais rencontrée…

Filed Under: Japon, Kansai Tagged With: Patrimoine Mondial, Randonnée

De Bondi à Coogee : le paradis des surfeurs

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bondi sydney

Pour moi le premier cliché qui me vient à l’esprit quand on parle d’Australie, c’est un beau surfeur bien musclé qui affronte des vagues énormes sur une plage magnifique et déserte. Après être déjà allée à Melbourne et à Sydney plusieurs fois pour le travail je m’étais fait une raison et j’avais conclu que ce n’était qu’un mythe qui n’existait pas. Et bien je me suis mis le doigt dans l’oeil… le gros cliché australien existe bel et bien à Bondi à Sydney !

bondi sydney australie
Premier aperçu de la plage de Bondi

Bondi c’est une des plages mythiques de Sydney, d’ailleurs tous les touristes chinois s’y rendent pour y faire des selfies avant de remonter vite dans leur bus, si ce n’est pas une preuve ça… Pour les touristes un peu plus curieux et pas trop amateurs de selfies, il existe une jolie marche le long de la côté qui part de Bondi et fini à Coogee. Mes collègues m’avaient recommandé de m’y rendre tôt le samedi car c’est très populaire… le programme de mon samedi matin avait donc tout pour plaire : matage de surfeurs, beaux paysages et en prime petit effort physique…

bondi sydney australie
Ici c’est du sérieux les vagues

Arrivée en bus à Bondi, je suis un peu surprise, certes la plage est belle mais le coin est loin d’être sauvage, c’est une plage en pleine banlieue de Sydney avec des maisons partout, partout, partout … mais si on oublie le côté pas du tout sauvage, la forme de la plage est parfaite, les vagues sont carrément grosses et les maitres-nageurs portent des bonnets de bain ridicules comme à la télé. Mais ce qui m’a surtout frappé en arrivant à Bondi, c’est la frime. Ici on fait ses exercices de musculation torse nu bien en vue de tout le monde, pour que tout le monde puisse bien voir qu’on a tout plein de muscles, ensuite on poireaute des heures avant de prendre LA vague pour que tout le monde puisse admirer à nouveau à quel point on est trop fort en surf… Je grossis un peu le trait mais Bondi c’est vraiment tout pour le show off, et cette impression mes collègues australiens me l’ont bien confirmée.

bondi sydney australie
En attendant la vague…

En marchant vers Coogee, l’impression de frime et show off continue… les gens qui font leur jogging sont tous au top, les minettes qui font du beach volley toutes en mini maillots… c’est un peu alerte à Malibu version australienne… Et puis, plus je m’éloigne de Bondi pour me diriger vers Coogee plus je retrouve le monde réel, les familles à la plage, les gens normaux venus se balader…

bondi sydney australie
Jolies vues durant la marche

Durant cette marche on profite de magnifiques paysages côtiers, des eaux bleus transparentes et si on a de la chance on peut même voir des baleines passer au loin… mais on découvre également un mode de vie à l’australienne, voici quelques exemples:

– Les piscines de mer : j’ai découvert cette spécialité de Sydney durant cette marche, ces piscines sont construites au bord de mer, plus que des piscines, ce sont des zones protégées soit par un filet à requin, soit par un mur et remplies par les marées. Les gens y font leurs longueurs à l’abri des vagues et des requins tout ça dans l’eau de mer… tout en ne demandant presqu’aucune maintenance… j’en ai vu par la suite dans d’autres endroits de Sydney, une vraie spécialité du coin.

bondi sydney australie
La plus célèbre piscine du coin… pas de mer celle là

– Le beach volley : pendant cette marche, on tombe sur de nombreux terrains de beach volley, qui étaient tous utilisés en ce samedi matin… et qui dit beach volley, dit tenue de beach volley… c’est à dire super méga mini bikini pour les filles (corps de rêve ou pas d’ailleurs…), comme dans les films…

bondi sydney australie

– Le surf bien sûr est très présent à Sydney et encore plus sur ce parcours, avec mon petit niveau de surf, les vagues ont l’air plutôt difficiles et très cassantes… mais c’est le spectacle assuré… et il y a beaucoup de monde dans l’eau, jeunes comme moins jeunes.

bondi a coogee sydney
Ca surf de partout…

Même si Bondi est un peu une caricature de Sydney, les gens de Sydney vivent vraiment au rythme de la plage et de l’océan. Je m’en suis rendu compte lorsque je me suis baladée dans d’autres coins comme Mainly par exemple qui est tout aussi tourné vers la mer tout en étant beaucoup moins frime.

manly sydney australie
Paysage durant une randonnée à côté de Manly

Information pratiques

– Pour se rendre à Bondi on peut soit prendre un bus depuis Circular Quay, soit prendre le train jusqu’à Bondi Junction pour là prendre le bus. L’idéal est de descendre au terminus pour commencer la balade. Depuis Coogee de nombreux bus retournent dans le centre.

– Avant de commencer la marche, je recommande de déjeuner ou bruncher au Jo and Willy’s Depot situé juste à côté du terminal de bus et super bon pour se donner un peu de forces avant de commencer la balade.

bondi sydney australie
Jolies vues en chemin

– La marche de Bondi à Coogee fait 6 kilomètres et dure entre 2 et 3 heures en prenant son temps. C’est plutôt facile mais au mois de Septembre il faisait déjà bien chaud donc prévoir de quoi boire. En saison prévoyez les maillots, plein d’occasions de se baigner en chemin. Je l’ai fait dans le sens Bondi – Coogee mais si c’était à refaire je le ferai dans l’autre sens pour finir à Bondi.
Le plan en anglais de National Geographic est très bien et le dépliant allant jusqu’au cimetière de Waverley est un indispensable.

bondi sydney australie
Moment de relaxation au bord de la mer

Les beaux surfeurs musclés de Bondi te font ils rêver ?

Filed Under: Australie, Océanie Tagged With: Nature, Randonnée

Le lac Tianchi à Tianshan : la Suisse Chinoise

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les monts tianshan chine

Le lac Tianchi m’a tout de suite semblé être un petit détour sympa durant mon voyage sur la route de la soie. Tianchi fait partie du patrimoine mondial et est très facile d’accès depuis Urumqi où nous devions prendre l’avion pour Kashgar. C’était décidé, je ne pouvais pas passer à côté d’une excursion en terre Kazakh tout là-haut au frais dans les montagnes avec à la clé une nuit en yourte … J’en étais sure, l’expérience serait unique… je m’imaginais déjà seule au milieu de verts pâturages admirant le lac… Ah la scène idyllique!

 

tianchi tianshan xinjiang chine
La scène idyllique de Tianchi

 

Et puis je me suis un peu renseignée et j’ai vite réalisé que le lac Tianchi serait bondé de touristes à cette période de l’année, qu’à cela ne tienne, j’avais la solution : dormir sur place nous permettrait de fuir la foule, mon rêve ne souffrirait pas d’un petit contre temps comme celui-là !

J’avais raison, les touristes m’ont laissé tranquille… par contre sur tout le reste je m’étais bien plantée…. Tout d’abord dormir dans une yourte toute belle et tout colorée c’est sympa mais….

 

tianchi tianshan xinjiang chine
Les yourtes au coucher du soleil

– Pas de douches ni de toilettes, direction le bosquet de l’autre côté de la route… les enfants ont trouvé ça marrant et ça fait partie de l’aventure

– Le repas était moyen et le petit déjeuner s’est révélé tellement salé qu’on a rien pu avalé… heureusement on avait prévu le coup et amené des provisions…

– Il fait très très, très froid la nuit dans les montagnes… malgré les nombreuses couches de couverture, on s’est vraiment caillé dans la yourte …

– La yourte était d’une propreté toute relative… elle accueillait d’ailleurs à notre arrivée un groupe de chinois qui mangeaient des brochettes sur ce qui allait nous tenir de lit…

 

tianchi tianshan xinjiang chine
La même yourte le lendemain matin…

 

Passe encore, un peu d’inconfort et de saleté n’a jamais tué personne … Ma plus grande déception a été de réaliser que la vie traditionnelle des kazakhs avait depuis longtemps disparu. Avec l’arrivée du tourisme de masse, les yourtes ont été parquées dans un coin … collées les unes contre les autres, pas faciles d’accès et sans aucune vue. Les kazakhs qui vivaient jadis au bord du lac sont aujourd’hui sédentarisés, ils ne sont dans leurs yourtes qu’à la belle saison pour accueillir les touristes, le reste du temps ils vivent en ville et n’ont donc plus leurs animaux.

Il semble que les vallées environnantes, non touristiques, soient restées telle quel mais autour du lac Tianchi c’est fini… Le coin ne vaut donc le coup que pour ses paysages qui sont absolument magnifiques… Un lac, des sommets enneigés, des sapins… un petit air de Suisse, très beau mais pas très dépaysant! Vous l’aurez compris un petit intermède au frais pas désagréable mais qui vu le prix, la foule et le manque de dépaysement je ne recommande pas vraiment… mais si vous y tenez vraiment voici quelques infos qui vous aideront beaucoup!

 

tianchi tianshan xinjiang chine
Le plus beau point de vue…

 

Informations pratiques

– L’entrée au site est chère forcément c’est inscrit au patrimoine… il faut compter 215 Yuan (125Y pour l’entrée plus 90Y pour le bus obligatoire… c’est un peu moins cher en basse saison). Le bus vous pose sur un parking en amont du lac, si vous avez des bagages ou si vous ne voulez pas monter à pied, il faudra encore payer pour le bus électrique…. On casque, on casque…

– Attention si vous dormez sur place il y a très peu de bus qui prennent des passagers à la descente le matin (ne me demandez par pourquoi… les bus redescendent à vide et ne prennent pas de passagers)… du coup ne faites pas comme nous en prévoyant un vol en début d’après-midi…

tianchi tianshan xinjiang chine
Photos de mariage en cours…

 

– A la montée en bus vous devez vous arrêtez et descendre du bus pour faire un passage aux boutiques à touriste… l’avantage en arrivant en début d’après-midi c’est qu’on évite tout ça (ainsi que la queue pour prendre le bus)

– Une nuit dans une yourte devrait couter beaucoup moins que ce que nous avons payé mais nous étions en pleins dans les jours fériés de mai… Nous avons payé 300 Yuan pour la yourte et 100 pour les repas pour 4 personnes en yourte privatisée. Voici le contact de notre hôte d’un soir (son anglais est super méga limité…)

 

Guide Kazhak

– Vous pouvez soit faire le tour soit marcher du côté droit du lac, le chemin est agréable et bien aménagé.

 

tianchi tianshan xinjiang chine
On change de vêtements et on continue les photos…

 

Tu as déjà eu des expériences où, durant un voyage exceptionnel, tout d’un coup une étape est un peu décevante et où la déception est amplifiée par la fatigue du voyage?

 

tianchi tianshan xinjiang chine
Notre yourte pour la nuit… au milieu de toutes les autre yourtes

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Tous savoir pour randonner aux Montagnes Jaunes

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montagnes jaunes huangshan

Les Montagnes Jaunes, ou Huangshan en Chinois, sont connues dans toute la Chine pour leur beauté. Elles ont été représentées par de nombreux artistes au cours des siècles, ont été un des premiers sites classés au patrimoine mondial en Chine et attirent aujourd’hui 1,5 million de visiteurs chaque année… pas mal pour un peuple chinois qui est loin d’être fan de la randonnée. Vous allez vite comprendre pourquoi…

montagnes jaunes Huangshan
Le soleil commence à baisser

Pourquoi les Montagnes Jaunes sont si connues ?

Les montagnes jaunes sont connues depuis très longtemps mais ne furent baptiser Huangshan qu’en 747 en l’honneur de l’empereur jaune, l’ancêtre mythologique des chinois Han (de la majorité des chinois en gros). Les montagnes jaunes c’est l’image carte postale que tout le monde se fait de la Chine après avoir vu deux ou trois estampes. La beauté de ces monts est due à ses pics calcaires surmontés par des conifères dans les endroits les plus improbables, beauté qui est souvent exacerbée par des nuages accrochés à ces sommets… il y a d’ailleurs des nuages 200 jours par an… j’ai eu de la chance, deux jours de ciel bleu parfait, avec juste un nuage de pollution à l’horizon auquel j’avais la chance d’échapper du haut de mes montagnes… on n’est pas loin des grosses métropoles chinoises, impossible de l’oublier…

montagnes jaunes huangshan
Les arbres perchés un peu partout

Les Montagnes Jaunes, des marches et des marches

Pour visiter les montagnes jaunes, pas le choix il faut marcher… surtout si vous prenez l’option on n’est pas des chochottes – les télécabines c’est pour les touristes... J’ai eu l’idée un peu incongrue de monter les milliers de marches à pied… (bon, j’avoue n’avoir pas réalisé que la montée serait faite EXCLUSIVEMENT de marches… et ce sur 1000 mètres de dénivelé).

La montée fut plutôt rasante, sans beaucoup de vue et avec seul objectif de mettre un pied sur la marche suivante. Par contre, une fois arrivée au sommet, la marche est devenue très agréable, oubliées les jambes fatiguées devant ces vues incroyables, ces pics rocheux, ces escaliers vertigineux creusés dans la roche, ces arbres accrochés on ne sait pas trop comment aux rochers… franchement j’ai beaucoup moins senti les 600 mètres de dénivelé suivants…

montagnes jaunes Huangshan
La seule belle vue de la montée

Le soleil baissait je pensais être au bout de mes peines et pouvoir admirer tranquillement le coucher du soleil et bien non… le chemin est fait exclusivement de chemin bétonnés, le problème c’est qu’en hiver les coins à l’ombre sont gelés et le chemin bétonné devient une vraie patinoire. La descente vers l’hôtel fut essentiellement effectuée sur les fesses ou dans les arbustes pour ne pas glisser… ce fut épique, j’étais contente d’être à l’hôtel juste avant la tombée de la nuit pour éviter de faire du patin à glace à la frontale…

Avec 1600 mètres de dénivelé de marches dans les pattes et des genoux qui ne sont plus de toute jeunesse, le lendemain j’ai opté pour la descente en télécabine… petite joueuse…

Place aux photos histoire de vous motiver à grimper toutes ces marches

montagnes jaunes huangshan
montagnes jaunes huangshan
montagnes jaunes huangshan
montagnes jaunes huangshan
montagnes jaunes huangshan
montagnes jaunes huangshan
montagnes jaunes huangshan
montagnes jaunes Huangshan
montagnes jaunes huangshan

 

Informations pratiques

Je m’étais posé beaucoup de questions avant de venir randonner aux Montagnes Jaunes, pas beaucoup d’information sur internet (sauf en chinois), voici donc tous pleins d’infos utiles, n’hésitez pas si vous avez des questions

– Pour se rendre au pied des montagnes, prendre le bus depuis Tunxi jusqu’à Tangkou (20 RMB par personne) ou un taxi (150 RMB). Une fois arrivé à Tangkou, on doit prendre un bus (19Rmb) pour se rendre à un des deux départs. Je suis montée par le Mercy Light Pavillion et j’ai mis 6h pour rejoindre notre hôtel (pour info je suis plutôt sportive) en effectuant à peu près 1600 mètres de dénivelé (mon estimation à la louche, la carte est plutôt sommaire)

montagnes jaunes huangshan
Des vues comme il y en a tant

– Le billet pour visiter les montagnes jaunes est moins cher en basse saison (de novembre à mars), il coute 150 Rmb contre 230 en haute saison. Hors saison un seul téléphérique (White Goose Ridge) est ouvert, il coute 65 Rmb contre 80 en haute saison.

– Hors saison, la partie Xihai Grand Canyon est fermée, deux jours suffisent donc pour explorer le coin. Nous sommes montés par le Merci Light Pavillion pour nous diriger vers le Xihai Hotel. Le lendemain nous somme redescendus par le White Goose Ridge. Si cela ne vous gêne pas de dormir dans un hôtel moins bien, mieux vaut dormir au Baiyun Hotel pour mieux équilibrer les deux journées et pour admirer le coucher et lever du soleil depuis Bright Top Peak.

Si vous venez en haute saison, compter un jour de plus pour parcourir le Xihai Grand Canyon. 

Voici une des cartes les mieux faites pour se repérer un peu, cette carte est également pas mal du tout et la carte au dos du billet vous permettra également de vous repérer… avec ces trois cartes vous devriez vous en sortir…

carte huangshan

– La montée à pied vaut le coup principalement pour l’effort physique (ou pour économiser le téléphérique ou encore pour éviter les queues du téléphérique qui ont l’air gigantesques en saison), les vues ne deviennent incroyables qu’une fois arrivé au sommet.

– Aux vues des barrières pour prendre bus et téléphériques, la montagne doit être bondée en pleine saison… découvrir les montagnes jaunes à la queue leu leu au milieu des groupes de touristes chinois, je ne le recommande à personne (en plus les hôtels deviennent hors de prix)… je vous conseille donc de faire comme moi, y aller en hiver.

– En hiver le sol est souvent gelé, des petits crampons à accrocher aux chaussures sont en vente pour moins de 2 euros. Ne faites pas comme moi, achetez en une paire, c’est la patinoire par endroit au sommet, ça pourra vous être utile… on se demandait pourquoi certains chemins étaient fermés l’hiver… après deux ou trois glissades on a vite compris.

– Nous avons dormi au Xihai Hotel, un vrai hôtel de luxe à prix doux en hiver avec un restaurant plutôt bon… tous les autres hôtels que nous avons vus ont des airs soviétiques peu engageants…En tout cas réservez bien avant de venir (ctrip fera l’affaire) surtout en haute saison…

xihai hotel

– L’accès aux montagnes jaunes est devenu encore plus simple aujourd’hui… il existe désormais un train à grande vitesse depuis Shanghai … en moins de 5 heures vous êtes dans le coin! Sinon il existe des vols depuis Tunxi vers les plus grandes villes de Chine.

Une randonnée aux montagnes jaunes ça te tente ? Tu vas monter à pied ou prendre le téléphérique ?

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