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Randonnée

Etant montagnarde, je suis une grande fan de randonnée. Je pars randonnée dès que possible un peu partout dans le monde, suivez moi…

Visiter la grande muraille de Chine depuis Pékin

21 Comments

grande muraille

Quiconque passe quelques jours à Pékin, considère la grande muraille de Chine comme étant LE site à ne pas manquer. Sa renommée est mondiale, elle est à l’origine de nombreuses légendes et sujet aux suppositions les plus folles … on croit même souvent qu’elle est visible de la lune, désolée je vais casser un mythe mais elle ne l’est pas. Bref la grande muraille est avec le panda un des symboles de la Chine qu’il faut absolument visiter lorsque l’on passe à Pékin.

muraille de Chine Jinshanling
Première vision avec les feuilles d’automne

Une muraille diverse et variée

La grande muraille n’est pas une, elle est très variée : par endroits c’est une construction élaborée datant de 500 ans (c’est d’ailleurs l’image d’Epinal que l’on se fait de la muraille en général), par endroits elle est vieille de plusieurs millénaires mais n’est qu’une butte en terre comme c’est le cas à Jiayuguan par exemple. Il n’existe d’ailleurs plusieurs murailles en Chine, celle qui longe le nord du pays est la plus connue mais il en existe une dans la province du Hunan par exemple donc je vous avais parlé dans cet article. Elle servait à se protéger de la minorité Miyao. Cette diversité est très peu connue et en général quand on pense muraille on pense à celle construite au nord de pékin donc je vais vous en parler aujourd’hui… il faut dire qu’elle est impressionnante et vraiment magnifique…

muraille de Chine Jinshanling
Premières visions de la muraille… le facteur waouuhhh…

Où aller visiter la muraille depuis Pékin

Il y a pleins d’options pour aller voir la muraille depuis Pékin, le choix va dépendre de plusieurs critères : la distance depuis Pékin, la densité de touristes que l’on est prêt à supporter, le temps qu’on a à y consacrer, si l’on veut marcher ou pas….

Les deux endroits les plus faciles d’accès mais aussi les plus touristiques sont Badaling et Mutianyu. Badaling est la portion la mieux restaurée et la plus facile d’accès depuis Pékin, on peut d’ailleurs s’y rendre en train. Mutianyu est en gros l’alternative avec moins de touristes, surtout durant les vacances ou les week end ou Badaling est pris d’assaut… Je ne suis jamais allée à Badaling et Mutianyu, trop touristiques, trop développés… pas mon truc…

muraille de Chine Jinshanling
C’est partie pour la randonnée

Je suis déjà allée deux fois randonner sur la muraille de Chine, deux fois dans le coin de Jinshanling. La première fois, il y a déjà 12 ans j’avais marché entre Simatai et Jinshanling… chose impossible désormais car la connexion entre les deux sections est fermée pour l’instant. Nous nous sommes contentés de la section de Jinshangling, résultat 4km de paysages incroyables…

Pour les vrais aventuriers il existe des sections beaucoup plus sauvages mais qui n’étaient pas envisageables avec les enfants car des parties sont très raides et parfois vraiment détruites... Mais si ça vous dit, jetez un coup d’oeil à Jiankou, Huanghuacheng ou Goubeikou… j’espère pouvoir y retourner pour moi ça sera pour mon prochain passage dans 12 ans…

muraille de Chine Jinshanling
Quelques kilomètres plus tard…
muraille de chine jinshanling
Tour après tour, nous avançons…

Découverte de la muraille de Jinshanling

Nous avons randonné depuis la « East Gate » jusqu’ à la « West Gate » en quittant la muraille à Zhuandoukou. La marche fait un peu plus de 4 kilomètres mais attention c’est loin d’être plat et en comptant les arrêts photos et le pique nique nous avons mis pas moins de 5 heures
J’ai bien aimé commencer par la « East Gate » car après une bonne montée au début pour rejoindre la muraille, le reste est principalement du plat ou des descentes, on peut donc vraiment profiter de la muraille sans trop se fatiguer. Un petit conseil : en arrivant sur la muraille, vous pouvez aller sur la gauche en direction de Simatai et faire demi tour après deux ou trois tours, vous verrez une tour très ancienne et aurez un beau panorama sur Simatai.
A certains moments de l’année l’entrée par la « East Gate » n’est pas possible, il faudra donc faire la randonnée dans l’autre sens car la sortie par la « East Gate » est elle autorisée.

Il existe une télécabine à la West Gate, nous ne l’avons pas utilisée, elle est complétement inutile et franchement hors de prix. Petit A avait 4 ans et a marché sans problème, en donnant bien la main sur des parties un peu pentues…
Nous avions acheté un pique nique à Pékin, avant de partir, que nous avons dégusté dans une des tours de garde… un très bon souvenir. Des paysans du coin vendent des boissons et des barres de céréales au cas où.

Care de la muraille

La rando est magnifique d’un bout à l’autre, elle compte quelques parties très raides et franchement impressionnantes. A Jinshangling on voit la muraille à perte de vue… franchement magique avec en prime personne dans le coin… Jinshangling c’est la balle. On n’y était fin Octobre, il commençait à faire froid, la nature avait revêtu ses couleurs d’automne.. une très belle journée loin de la folie de Pékin.

muraille de Chine Jinshanling
Rencontre sur la muraille

Informations pratiques

– Comment se rendre à Jinshanling ?
Jinshangling si situe à 120km au nord de Pékin, nous avons mis 2H 30 pour y arriver. L’autoroute pour s’y rendre est très belle. Bien entendu le temps de trajet dépend grandement des bouchons pour sortir de Pékin, il faut donc mieux partir tôt, très tôt….
Pour vous y rendre vous avez trois choix :
– partir avec les packages que les auberges de la ville proposent. Ces derniers couvrent le transfert mais aussi les droits d’entrée et un déjeuner dans un resto… du coup pas de piquenique sur la muraille et vous serez soumis aux horaires du groupe. C’est ce que j’avais fait il y a 12 ans.
– utiliser les bus public. Toutes les informations sont ici, je n’ai pas testé. 
– prendre un chauffeur. Nous avons opté pour cette solution, à 4 c’est plutôt rentable et au moins nous étions complètement libres. Nous avons payé 990 Yuan pour ce service avec Great Wall China… C’était moins cher que ce que nous proposait notre auberge. Franchement pas besoin d’un guide, c’est très facile, un chauffeur suffit.

muraille de Chine Jinshanling
Les belles tours de la muraille

– Informations diverses et variées : La télécabine coute 60 Yuan aller retour. L’entrée coute 65 Yuan pour les adultes et 45 Yuan pour les enfants de plus de 120cm, petit A était donc encore gratuit….Forcément le printemps et l’automne sont les saisons les plus propices, en été il fait super chaud et en hiver il peut neiger et il fait très froid… Si vous faites la même randonnée que nous prévoyez de bonnes chaussures.

– Chengde: Une fois que vous êtes à Jinshanling, vous pouvez aller passer quelques heures à Chengde (pour lire mon article sur Chengde c’est ici) car vous êtes à moins d’une heure de route… Le problème c’est que nous n’avons pas trouvé un chauffeur qui voulait nous y emmener et le bus que nous avons du coup pris le lendemain était complètement plein et ne se serait pas arrêté pour prendre des gens en chemin… Si vous trouvez une solution, vous gagnerez pas mal de temps et aurez la chance de découvrir Chengde…

muraille de Chine Jinshanling
Bye bye la muraille

Toi aussi la muraille te fais rêver ? Tu recommandes une partie de la muraille spécifique ?

https://voyagista.fr/grande-muraille-de-chine-pekin/
Enfin la descente… je vous préviens la muraille c’est loin d’être plat

Filed Under: Chine, Hebei, Pékin Tagged With: Patrimoine Mondial, Randonnée

Kumano Kodo : un pèlerinage datant de l’époque féodale

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kumano kodo japon

J’aime le Japon, la marche et découvrir des coins hors des sentiers battus. Kumano Kodo remplit tous ces critères et pourtant l’occasion ne s’était jamais présentée de marcher dans cette partie du pays… Et voilà qu’un jour d’octobre, 13 ans après être arrivée pour la première fois au Japon, je partais marcher sur les pas des pèlerins qui ont foulé ces chemins des siècles durant.

kumano kodo japon
Ma toute première vision de Kumano Kodo… ça commence bien…

Kumano Kodo, un peu d’histoire

Kumano Kodo est une série d’anciennes routes de pèlerinage situées dans les montagnes de la région de Kii (en gros au Sud Est de Kyoto et Osaka). Depuis l’époque féodale, des gens de toutes les couches de la société, dont des empereurs à la retraite et des aristocrates, se rendaient à pied aux trois temples sacrées de Kumano (Hongu Taisha, Nachi Taisha et Hayatama Taisha). A l’époque ils mettaient entre 30 et 40 jours aller-retour pour effectuer ce pèlerinage depuis Kyoto.
Ce pèlerinage a continué pendant des siècles et puis sa fréquentation a commencé à diminuer au début du siècle dernier. Les derniers gites d’étape ont fermé mais les chemins sont restés en état et Kumano Kodo vit désormais une renaissance suite à son inscription au patrimoine mondial en 2004. Aujourd’hui, on y croise plus de marcheurs que de vrais pèlerins, Kumano est un peu le Chemin de Saint Jacques de Compostelle d’Asie avec lequel il est d’ailleurs jumelé.

kumano kodo japon
Sur le même chemin depuis des siècles

Kumano Kodo de nos jours

De nos jours, le pèlerinage attire un certain nombre de touristes étrangers… nous étions les seuls à effectuer le chemin dans le sens inverse et avons du coup rencontré tous les marcheurs : nous avons croisé de 10 à 20 personnes chaque jour, principalement des australiens et des néo- zélandais. En effet il semble qu’un tour opérateur australien vende avec succès ce circuit. Vous serez quand même tranquilles mais vous croiserez plus d’étrangers que de japonais… une chose qui ne nous était jamais arrivé en faisant de la randonnée au Japon.
La plupart des gens font la randonnée en 4 jours de marche (ou plus selon le niveau de forme).
Durant l’âge d’or du pèlerinage, il existait des logements un peu partout, dont vous verrez d’ailleurs les ruines. Aujourd’hui il faut réserver dans des petites pensions dans des petits villages complètement perdus du Japon profond, une expérience en soit.

Allez c’est parti, un reportage photos de nos quatre étapes :

Première étape – Ogumotori Goe
La plus belle mais aussi l’étape la plus difficile avec 800 mètres de dénivelé et plus de 14 km de marche. Cette étape est remarquablement conservée avec de longues portions de chemin pavé, de nombreux restes anciens et l’impression d’être au milieu de nulle part. Nous l’avons fait sous la pluie… c’était sportif…
Conseil du jour : commencez à marcher avant Nachi Taisha à Daimon Zaka, pour admirer le très beau chemin en pierre dans la forêt qui monte au temple.

kumano kodo japon
kumano kodo japon
kumano kodo japon
kumano kodo japon

Deuxième étape – Kogumutori Goe
Une étape plutôt facile avec une jolie vue sur les montagnes de la région. A l’arrivée, il faut prendre le bus pour rejoindre les villages possédant des onsens et le sanctuaire de Hongo Taisha pour visiter et récupérer dans l’eau chaude.
Conseil du jour : Si vous devez attendre le bus trop longtemps, marchez un peu le long de la route, il y a un autre arrêt un peu plus loin avec des bus qui font des boucles entre Yunomine Onsen, Kawayu Onsen et Hongu Taisha

kumano kodo japon
kumano kodo japon
kumano kodo japon

Troisième étape – Hongu Taisha à Tsugizakura oji
Une étape très longue mais absolument magnifique du début à la fin. On commence par de belles vues de Hongu Taisha et la découverte de la campagne japonaise, avant de pénétrer dans des forêts reculées.
Conseil du jour : Vous pouvez raccourcir l’étape en prenant un bus à Hosshinmon Oji… je vous le déconseille la partie Hosshinmon Oji-Hongu Taisha vaut vraiment le coup.

kumano kodo japon
kumano kodo japon
kumano kodo japon
kumano kodo japon

Quatrième étape – Tsugizakura oji à Takijiri oji
L’étape, dans ce sens, est plutôt facile et commence avec un long passage sur route suivi par des forêts et villages pour finir à Takijiri oji.
Conseil du jour : si vous la faites dans notre sens ne prenez pas de pique nique et déjeuner à Takahara au (regardez le nom du restaurant), très sympa et bien meilleur que les boules de riz

kumano kodo japon
kumano kodo japon
kumano kodo japon
kumano kodo japon
kumano kodo japon

Outre la marche on a fait quoi ?

Au programme de Kumano forcément il y a pas mal de rando mais aussi des visites culturelles et du onsen. Outre les nombreux vestiges du pèlerinage que l’on découvre durant la randonnée (avec des panneaux d’explication en anglais s’il vous plait), la visite des sanctuaires où se rendaient les pèlerins est un incontournable. En particulier à Hongu Taisha nous avons découvert le plus grand tori du japon et à Nashi la plus haute cascade.

kumano kodo japon
Hongu Taisha

A l’étape de Hongu Taisha, la cerise sur le gâteau ce sont les onsens. Nous avons dû choisir entre les anciens bains de Yunomine et le onsen direct dans la rivière de Kawayu Onsen… on a craqué pour le second et on y a passé l’après-midi. Le concept est simple : on prend une pelle, on creuse un trou dans la rivière et on se prélasse dans ce bain. Quand on a un peu chaud, on sort du trou pour faire quelques brasses dans la rivière puis on y retourne… une expérience unique…

kumano kodo japon
Le plus grand tori du monde

Informations pratiques

Voici quelques infos pour ceux d’entre vous qui veulent suivre nos pas, le site de l’office du tourisme de Tanabe est super bien fait et indispensable mais voici tout ce que j’aurais bien aimé savoir avant mon départ.

– Nous avons effectué le pèlerinage en 4 jours de marche, certaines journées sont des grosses journées où nous avons marché jusqu’à 8 heures à un bon pas car nous sommes sportifs. Vous pouvez faire le pélerinage dans les deux sens mais sachez que tout le monde le fait dans le sens Kii-Tanabe – Hongu Taisha – Kii Katsura. Nous étions les seuls à le faire dans l’autre sens. Si c’était à refaire je le referai dans notre sens car cela permet d’avoir une après-midi tranquille au onsen du fait de la journée relativement courte du jour 2, et puis le jour 4 est beaucoup plus facile dans ce sens.

kumano kodo japon
Des marques du passé

– Quelques choses importantes à savoir avant de partir :
Il faut être bien équipé, des chaussures de marche ou de trail avec des gourdes et des sacs à dos de randonnée. Il pleut souvent dans ce coin du Japon, donc regardez la météo avant de partir et prévoyez cape de pluie et parapluie.. il fait souvent chaud malgré la pluie donc on est mieux avec un parapluie qu’une cape. Les chemins sont souvent en pierre avec de la mousse dessus, du coup ça glisse pas mal par endroits… mieux vaut prévoir un bâton.
Il faut réserver les logements à l’avance et l’office du tourisme peut vous aider. Vous pourrez acheter le pique-nique à votre étape du soir mais je vous préviens vous mangerez des boules de riz (onigiri) tous les jours. Nous avions emporté barre de céréales et chocolats, sage décision.
La carte de l’office du tourisme est très bien, vous pouvez soit l’imprimer depuis leur site, soit la récupérer à l’office du tourisme. Le chemin est très bien indiqué.
Vous pourrez faire portez vos affaires chaque jour mais ce n’est pas donné… 1400 yen par jour et par sac (à vérifier). Nous avons porté nos affaires mais nous aurions pu utiliser le service de Takyubin (beaucoup moins cher) un jour sur deux et ne porter nos affaires que pour deux jours.

kumano kodo japon
Vue sur les montagnes de Kii

– L’accès à Kumano Kodo se fait par train à Kii Tanabe ou Kii Katsura. De là vous pouvez prendre un bus (tout est bien expliqué dans le dépliant) pour le départ de la randonnée. A noter que Kii Katsura a de nombreux onsens, sympa à la fin de la randonnée.
Si vous n’avez pas le temps de faire 4 jours de randonnée, pas de soucis, vous pouvez accéder à la plupart des étapes à la journée, tout est expliqué sur ce fameux site

– Pour vous rendre au Japon pour découvrir le Kansai et Kumano Kodo, vous pouvez trouver vos billets d’avion sur Easyvoyage

Voilà vous êtes prêts pour Kumano Kodo..

Tu es tenté par une expérience comme ça ? As-tu fait d’autres pèlerinages de ce genre à me recommander ?

kumano kodo japon
La plus grosse grenouille jamais rencontrée…

Filed Under: Japon, Kansai Tagged With: Patrimoine Mondial, Randonnée

De Bondi à Coogee : le paradis des surfeurs

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bondi sydney

Pour moi le premier cliché qui me vient à l’esprit quand on parle d’Australie, c’est un beau surfeur bien musclé qui affronte des vagues énormes sur une plage magnifique et déserte. Après être déjà allée à Melbourne et à Sydney plusieurs fois pour le travail je m’étais fait une raison et j’avais conclu que ce n’était qu’un mythe qui n’existait pas. Et bien je me suis mis le doigt dans l’oeil… le gros cliché australien existe bel et bien à Bondi à Sydney !

bondi sydney australie
Premier aperçu de la plage de Bondi

Bondi c’est une des plages mythiques de Sydney, d’ailleurs tous les touristes chinois s’y rendent pour y faire des selfies avant de remonter vite dans leur bus, si ce n’est pas une preuve ça… Pour les touristes un peu plus curieux et pas trop amateurs de selfies, il existe une jolie marche le long de la côté qui part de Bondi et fini à Coogee. Mes collègues m’avaient recommandé de m’y rendre tôt le samedi car c’est très populaire… le programme de mon samedi matin avait donc tout pour plaire : matage de surfeurs, beaux paysages et en prime petit effort physique…

bondi sydney australie
Ici c’est du sérieux les vagues

Arrivée en bus à Bondi, je suis un peu surprise, certes la plage est belle mais le coin est loin d’être sauvage, c’est une plage en pleine banlieue de Sydney avec des maisons partout, partout, partout … mais si on oublie le côté pas du tout sauvage, la forme de la plage est parfaite, les vagues sont carrément grosses et les maitres-nageurs portent des bonnets de bain ridicules comme à la télé. Mais ce qui m’a surtout frappé en arrivant à Bondi, c’est la frime. Ici on fait ses exercices de musculation torse nu bien en vue de tout le monde, pour que tout le monde puisse bien voir qu’on a tout plein de muscles, ensuite on poireaute des heures avant de prendre LA vague pour que tout le monde puisse admirer à nouveau à quel point on est trop fort en surf… Je grossis un peu le trait mais Bondi c’est vraiment tout pour le show off, et cette impression mes collègues australiens me l’ont bien confirmée.

bondi sydney australie
En attendant la vague…

En marchant vers Coogee, l’impression de frime et show off continue… les gens qui font leur jogging sont tous au top, les minettes qui font du beach volley toutes en mini maillots… c’est un peu alerte à Malibu version australienne… Et puis, plus je m’éloigne de Bondi pour me diriger vers Coogee plus je retrouve le monde réel, les familles à la plage, les gens normaux venus se balader…

bondi sydney australie
Jolies vues durant la marche

Durant cette marche on profite de magnifiques paysages côtiers, des eaux bleus transparentes et si on a de la chance on peut même voir des baleines passer au loin… mais on découvre également un mode de vie à l’australienne, voici quelques exemples:

– Les piscines de mer : j’ai découvert cette spécialité de Sydney durant cette marche, ces piscines sont construites au bord de mer, plus que des piscines, ce sont des zones protégées soit par un filet à requin, soit par un mur et remplies par les marées. Les gens y font leurs longueurs à l’abri des vagues et des requins tout ça dans l’eau de mer… tout en ne demandant presqu’aucune maintenance… j’en ai vu par la suite dans d’autres endroits de Sydney, une vraie spécialité du coin.

bondi sydney australie
La plus célèbre piscine du coin… pas de mer celle là

– Le beach volley : pendant cette marche, on tombe sur de nombreux terrains de beach volley, qui étaient tous utilisés en ce samedi matin… et qui dit beach volley, dit tenue de beach volley… c’est à dire super méga mini bikini pour les filles (corps de rêve ou pas d’ailleurs…), comme dans les films…

bondi sydney australie

– Le surf bien sûr est très présent à Sydney et encore plus sur ce parcours, avec mon petit niveau de surf, les vagues ont l’air plutôt difficiles et très cassantes… mais c’est le spectacle assuré… et il y a beaucoup de monde dans l’eau, jeunes comme moins jeunes.

bondi a coogee sydney
Ca surf de partout…

Même si Bondi est un peu une caricature de Sydney, les gens de Sydney vivent vraiment au rythme de la plage et de l’océan. Je m’en suis rendu compte lorsque je me suis baladée dans d’autres coins comme Mainly par exemple qui est tout aussi tourné vers la mer tout en étant beaucoup moins frime.

manly sydney australie
Paysage durant une randonnée à côté de Manly

Information pratiques

– Pour se rendre à Bondi on peut soit prendre un bus depuis Circular Quay, soit prendre le train jusqu’à Bondi Junction pour là prendre le bus. L’idéal est de descendre au terminus pour commencer la balade. Depuis Coogee de nombreux bus retournent dans le centre.

– Avant de commencer la marche, je recommande de déjeuner ou bruncher au Jo and Willy’s Depot situé juste à côté du terminal de bus et super bon pour se donner un peu de forces avant de commencer la balade.

bondi sydney australie
Jolies vues en chemin

– La marche de Bondi à Coogee fait 6 kilomètres et dure entre 2 et 3 heures en prenant son temps. C’est plutôt facile mais au mois de Septembre il faisait déjà bien chaud donc prévoir de quoi boire. En saison prévoyez les maillots, plein d’occasions de se baigner en chemin. Je l’ai fait dans le sens Bondi – Coogee mais si c’était à refaire je le ferai dans l’autre sens pour finir à Bondi.
Le plan en anglais de National Geographic est très bien et le dépliant allant jusqu’au cimetière de Waverley est un indispensable.

bondi sydney australie
Moment de relaxation au bord de la mer

Les beaux surfeurs musclés de Bondi te font ils rêver ?

Filed Under: Australie, Océanie Tagged With: Nature, Randonnée

Le lac Tianchi à Tianshan : la Suisse Chinoise

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les monts tianshan chine

Le lac Tianchi m’a tout de suite semblé être un petit détour sympa durant mon voyage sur la route de la soie. Tianchi fait partie du patrimoine mondial et est très facile d’accès depuis Urumqi où nous devions prendre l’avion pour Kashgar. C’était décidé, je ne pouvais pas passer à côté d’une excursion en terre Kazakh tout là-haut au frais dans les montagnes avec à la clé une nuit en yourte … J’en étais sure, l’expérience serait unique… je m’imaginais déjà seule au milieu de verts pâturages admirant le lac… Ah la scène idyllique!

 

tianchi tianshan xinjiang chine
La scène idyllique de Tianchi

 

Et puis je me suis un peu renseignée et j’ai vite réalisé que le lac Tianchi serait bondé de touristes à cette période de l’année, qu’à cela ne tienne, j’avais la solution : dormir sur place nous permettrait de fuir la foule, mon rêve ne souffrirait pas d’un petit contre temps comme celui-là !

J’avais raison, les touristes m’ont laissé tranquille… par contre sur tout le reste je m’étais bien plantée…. Tout d’abord dormir dans une yourte toute belle et tout colorée c’est sympa mais….

 

tianchi tianshan xinjiang chine
Les yourtes au coucher du soleil

– Pas de douches ni de toilettes, direction le bosquet de l’autre côté de la route… les enfants ont trouvé ça marrant et ça fait partie de l’aventure

– Le repas était moyen et le petit déjeuner s’est révélé tellement salé qu’on a rien pu avalé… heureusement on avait prévu le coup et amené des provisions…

– Il fait très très, très froid la nuit dans les montagnes… malgré les nombreuses couches de couverture, on s’est vraiment caillé dans la yourte …

– La yourte était d’une propreté toute relative… elle accueillait d’ailleurs à notre arrivée un groupe de chinois qui mangeaient des brochettes sur ce qui allait nous tenir de lit…

 

tianchi tianshan xinjiang chine
La même yourte le lendemain matin…

 

Passe encore, un peu d’inconfort et de saleté n’a jamais tué personne … Ma plus grande déception a été de réaliser que la vie traditionnelle des kazakhs avait depuis longtemps disparu. Avec l’arrivée du tourisme de masse, les yourtes ont été parquées dans un coin … collées les unes contre les autres, pas faciles d’accès et sans aucune vue. Les kazakhs qui vivaient jadis au bord du lac sont aujourd’hui sédentarisés, ils ne sont dans leurs yourtes qu’à la belle saison pour accueillir les touristes, le reste du temps ils vivent en ville et n’ont donc plus leurs animaux.

Il semble que les vallées environnantes, non touristiques, soient restées telle quel mais autour du lac Tianchi c’est fini… Le coin ne vaut donc le coup que pour ses paysages qui sont absolument magnifiques… Un lac, des sommets enneigés, des sapins… un petit air de Suisse, très beau mais pas très dépaysant! Vous l’aurez compris un petit intermède au frais pas désagréable mais qui vu le prix, la foule et le manque de dépaysement je ne recommande pas vraiment… mais si vous y tenez vraiment voici quelques infos qui vous aideront beaucoup!

 

tianchi tianshan xinjiang chine
Le plus beau point de vue…

 

Informations pratiques

– L’entrée au site est chère forcément c’est inscrit au patrimoine… il faut compter 215 Yuan (125Y pour l’entrée plus 90Y pour le bus obligatoire… c’est un peu moins cher en basse saison). Le bus vous pose sur un parking en amont du lac, si vous avez des bagages ou si vous ne voulez pas monter à pied, il faudra encore payer pour le bus électrique…. On casque, on casque…

– Attention si vous dormez sur place il y a très peu de bus qui prennent des passagers à la descente le matin (ne me demandez par pourquoi… les bus redescendent à vide et ne prennent pas de passagers)… du coup ne faites pas comme nous en prévoyant un vol en début d’après-midi…

tianchi tianshan xinjiang chine
Photos de mariage en cours…

 

– A la montée en bus vous devez vous arrêtez et descendre du bus pour faire un passage aux boutiques à touriste… l’avantage en arrivant en début d’après-midi c’est qu’on évite tout ça (ainsi que la queue pour prendre le bus)

– Une nuit dans une yourte devrait couter beaucoup moins que ce que nous avons payé mais nous étions en pleins dans les jours fériés de mai… Nous avons payé 300 Yuan pour la yourte et 100 pour les repas pour 4 personnes en yourte privatisée. Voici le contact de notre hôte d’un soir (son anglais est super méga limité…)

 

Guide Kazhak

– Vous pouvez soit faire le tour soit marcher du côté droit du lac, le chemin est agréable et bien aménagé.

 

tianchi tianshan xinjiang chine
On change de vêtements et on continue les photos…

 

Tu as déjà eu des expériences où, durant un voyage exceptionnel, tout d’un coup une étape est un peu décevante et où la déception est amplifiée par la fatigue du voyage?

 

tianchi tianshan xinjiang chine
Notre yourte pour la nuit… au milieu de toutes les autre yourtes

Filed Under: Chine, Xinjiang Tagged With: Nature, Patrimoine Mondial, Randonnée

Tous savoir pour randonner aux Montagnes Jaunes

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montagnes jaunes huangshan

Les Montagnes Jaunes, ou Huangshan en Chinois, sont connues dans toute la Chine pour leur beauté. Elles ont été représentées par de nombreux artistes au cours des siècles, ont été un des premiers sites classés au patrimoine mondial en Chine et attirent aujourd’hui 1,5 million de visiteurs chaque année… pas mal pour un peuple chinois qui est loin d’être fan de la randonnée. Vous allez vite comprendre pourquoi…

montagnes jaunes Huangshan
Le soleil commence à baisser

Pourquoi les Montagnes Jaunes sont si connues ?

Les montagnes jaunes sont connues depuis très longtemps mais ne furent baptiser Huangshan qu’en 747 en l’honneur de l’empereur jaune, l’ancêtre mythologique des chinois Han (de la majorité des chinois en gros). Les montagnes jaunes c’est l’image carte postale que tout le monde se fait de la Chine après avoir vu deux ou trois estampes. La beauté de ces monts est due à ses pics calcaires surmontés par des conifères dans les endroits les plus improbables, beauté qui est souvent exacerbée par des nuages accrochés à ces sommets… il y a d’ailleurs des nuages 200 jours par an… j’ai eu de la chance, deux jours de ciel bleu parfait, avec juste un nuage de pollution à l’horizon auquel j’avais la chance d’échapper du haut de mes montagnes… on n’est pas loin des grosses métropoles chinoises, impossible de l’oublier…

montagnes jaunes huangshan
Les arbres perchés un peu partout

Les Montagnes Jaunes, des marches et des marches

Pour visiter les montagnes jaunes, pas le choix il faut marcher… surtout si vous prenez l’option on n’est pas des chochottes – les télécabines c’est pour les touristes... J’ai eu l’idée un peu incongrue de monter les milliers de marches à pied… (bon, j’avoue n’avoir pas réalisé que la montée serait faite EXCLUSIVEMENT de marches… et ce sur 1000 mètres de dénivelé).

La montée fut plutôt rasante, sans beaucoup de vue et avec seul objectif de mettre un pied sur la marche suivante. Par contre, une fois arrivée au sommet, la marche est devenue très agréable, oubliées les jambes fatiguées devant ces vues incroyables, ces pics rocheux, ces escaliers vertigineux creusés dans la roche, ces arbres accrochés on ne sait pas trop comment aux rochers… franchement j’ai beaucoup moins senti les 600 mètres de dénivelé suivants…

montagnes jaunes Huangshan
La seule belle vue de la montée

Le soleil baissait je pensais être au bout de mes peines et pouvoir admirer tranquillement le coucher du soleil et bien non… le chemin est fait exclusivement de chemin bétonnés, le problème c’est qu’en hiver les coins à l’ombre sont gelés et le chemin bétonné devient une vraie patinoire. La descente vers l’hôtel fut essentiellement effectuée sur les fesses ou dans les arbustes pour ne pas glisser… ce fut épique, j’étais contente d’être à l’hôtel juste avant la tombée de la nuit pour éviter de faire du patin à glace à la frontale…

Avec 1600 mètres de dénivelé de marches dans les pattes et des genoux qui ne sont plus de toute jeunesse, le lendemain j’ai opté pour la descente en télécabine… petite joueuse…

Place aux photos histoire de vous motiver à grimper toutes ces marches

montagnes jaunes huangshan
montagnes jaunes huangshan
montagnes jaunes huangshan
montagnes jaunes huangshan
montagnes jaunes huangshan
montagnes jaunes huangshan
montagnes jaunes huangshan
montagnes jaunes Huangshan
montagnes jaunes huangshan

 

Informations pratiques

Je m’étais posé beaucoup de questions avant de venir randonner aux Montagnes Jaunes, pas beaucoup d’information sur internet (sauf en chinois), voici donc tous pleins d’infos utiles, n’hésitez pas si vous avez des questions

– Pour se rendre au pied des montagnes, prendre le bus depuis Tunxi jusqu’à Tangkou (20 RMB par personne) ou un taxi (150 RMB). Une fois arrivé à Tangkou, on doit prendre un bus (19Rmb) pour se rendre à un des deux départs. Je suis montée par le Mercy Light Pavillion et j’ai mis 6h pour rejoindre notre hôtel (pour info je suis plutôt sportive) en effectuant à peu près 1600 mètres de dénivelé (mon estimation à la louche, la carte est plutôt sommaire)

montagnes jaunes huangshan
Des vues comme il y en a tant

– Le billet pour visiter les montagnes jaunes est moins cher en basse saison (de novembre à mars), il coute 150 Rmb contre 230 en haute saison. Hors saison un seul téléphérique (White Goose Ridge) est ouvert, il coute 65 Rmb contre 80 en haute saison.

– Hors saison, la partie Xihai Grand Canyon est fermée, deux jours suffisent donc pour explorer le coin. Nous sommes montés par le Merci Light Pavillion pour nous diriger vers le Xihai Hotel. Le lendemain nous somme redescendus par le White Goose Ridge. Si cela ne vous gêne pas de dormir dans un hôtel moins bien, mieux vaut dormir au Baiyun Hotel pour mieux équilibrer les deux journées et pour admirer le coucher et lever du soleil depuis Bright Top Peak.

Si vous venez en haute saison, compter un jour de plus pour parcourir le Xihai Grand Canyon. 

Voici une des cartes les mieux faites pour se repérer un peu, cette carte est également pas mal du tout et la carte au dos du billet vous permettra également de vous repérer… avec ces trois cartes vous devriez vous en sortir…

carte huangshan

– La montée à pied vaut le coup principalement pour l’effort physique (ou pour économiser le téléphérique ou encore pour éviter les queues du téléphérique qui ont l’air gigantesques en saison), les vues ne deviennent incroyables qu’une fois arrivé au sommet.

– Aux vues des barrières pour prendre bus et téléphériques, la montagne doit être bondée en pleine saison… découvrir les montagnes jaunes à la queue leu leu au milieu des groupes de touristes chinois, je ne le recommande à personne (en plus les hôtels deviennent hors de prix)… je vous conseille donc de faire comme moi, y aller en hiver.

– En hiver le sol est souvent gelé, des petits crampons à accrocher aux chaussures sont en vente pour moins de 2 euros. Ne faites pas comme moi, achetez en une paire, c’est la patinoire par endroit au sommet, ça pourra vous être utile… on se demandait pourquoi certains chemins étaient fermés l’hiver… après deux ou trois glissades on a vite compris.

– Nous avons dormi au Xihai Hotel, un vrai hôtel de luxe à prix doux en hiver avec un restaurant plutôt bon… tous les autres hôtels que nous avons vus ont des airs soviétiques peu engageants…En tout cas réservez bien avant de venir (ctrip fera l’affaire) surtout en haute saison…

xihai hotel

– L’accès aux montagnes jaunes est devenu encore plus simple aujourd’hui… il existe désormais un train à grande vitesse depuis Shanghai … en moins de 5 heures vous êtes dans le coin! Sinon il existe des vols depuis Tunxi vers les plus grandes villes de Chine.

Une randonnée aux montagnes jaunes ça te tente ? Tu vas monter à pied ou prendre le téléphérique ?

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Sapa sans les hordes des touristes… c’est possible

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Tout bon voyageur au Vietnam se rend à Sapa… ce petit village apprécié jadis des colons français pour son climat est devenu un vrai cirque du tourisme. J’étais tout à fait consciente du problème et j’avais même hésité à m’y rendre… mais j’arrivais de Chine par Laocai qui est la porte d’entrée de Sapa… je ne pouvais pas ne pas y aller AUSSI j’ai décidé de bien préparer ce séjour pour ne pas me retrouver avec trois tonnes de touristes collés à mes basques…

sapa vietnam
Les plus belles rizières de Sapa

Sapa le paradis devenu un enfer touristique

A Sapa, tout le monde part en rando et dort dans un village Hmong. Et comme tout le monde ça fait beaucoup de monde à Sapa, la vallée la plus facile d’accès et, il faut bien l’admettre, la plus belle niveau rizières, est devenue une autoroute à routards. Les routards dorment en général dans LE village des guesthouses qui a perdu toute son authenticité (il existe même un spa dans ce petit village hmong… c’est tout dire….) et où le grand jeu est de se bourrer la gueule à l’alcool de riz… les locaux ayant d’ailleurs un sacré entrainement niveau «happy water », ils vous coucheront sans problème… C’est surement ce qu’aiment certain, moi ce n’était pas ce que je voulais. Je me suis donc mise à la recherche de l’agence idéale alliant authenticité et gestion équitable des guides Hmongs…

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So, ma guide qui m’a tout appris..

Le secret : utiliser la bonne agence…

J’ai trouvé la perle rare, elle s’appelle Ethos, une agence crée par un couple anglo-vietnamien qui a longtemps géré une ONG et qui s’est rendu compte que donner du travail aux Hmongs, en les payant correctement et en les aidant en cas de soucis était plus efficace. Ils essaient également de sauver des savoirs ancestraux avec une boutique d’objets réalisés par les minorités (attention tout est fait main et prend beaucoup de temps, les prix ne sont pas les mêmes que les souvenirs made in China). Un exemple, la tradition du batik a presque disparu et ils ont eu tout le mal du monde à trouver une vieille femme qui savait encore faire le batik; depuis ils lui achètent à bon prix ses produits et sa petite fille s’y est mise…

Les prix sont certes un plus élevés que dans une agence lambda mais l’expérience est loin d’être lambda et j’ai trouvé que mon argent était bien utilisé. Je ne jette pas la pierre à ceux qui optent pour le grand classique routard le moins cher possible, chacun fait ses choix.

La famille de So

famille de so
famille de so

Ma guide parlait parfaitement l’anglais mais parlait plutôt mal le vietnamien et était totalement illettrée, (et ce n’est pas la seule, j’ai dû écrire quelques textos pour ses copines qui voulaient communiquer avec leurs clients mais qui étaient tout aussi illettrées). Elle m’a beaucoup parlé de son expérience, de sa culture, m’a emmené chez plusieurs membres de sa famille, m’a incrustée dans une fête de commémoration de mort (ah l’alcool de riz rend les Hmongs vraiment très sociaux)… bref une vraie guide qui ne se contentait pas de me montrer le chemin. Mes deux jours ont d’ailleurs été totalement conformes à ce que je souhaitais, c’est à dire, ne croiser personne, prendre des photos et me dépenser…

Différentes ethnies..

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Femmes Hmongs Noirs
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Lao Lu
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Femmes Red Zhao

A la découverte des Hmongs Noirs

Les gens vont souvent à Sapa pour les rizières… je les ai trouvées moins belles qu’en Chine (regarder mon article sur Yuanyang, elles sont incroyables). J’y allais plutôt pour aller à la rencontre des minorités ethniques et je n’ai pas été déçue (et heureusement vu le temps je n’ai pas vu beaucoup de rizières…). J’ai rencontré principalement des Hmongs noirs, j’ai rendu visite à quelques Laolus et j’ai vu des Red Zhaos de loin. En Chine la communication avec les minorités est presque inexistante, ils ne parlent ni chinois ni anglais et n’en ont pas vraiment envie… au Vietnam c’est très différent, les femmes hmongs parlent anglais, elles sont accueillantes et souvent prêtes à partager avec vous…

Anniversaire des un an de la mort d’un villageois Hmong

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Femmes Hmongs Noirs

J’ai appris beaucoup de choses sur les traditions Hmongs durant ces quelques jours, beaucoup plus que lors de ma visite des Hmongs au Laos ou des Miaos en Chine (les Hmongs sont appellé Miaos en Chine)… merci So ! Parlons du mariage par exemple, j’avais déjà entendu au Laos que les Hmongs enlevaient leurs femmes dans un autre village… selon So ce n’est pas aussi violent que le mot enlèvement le fait penser. Les hommes enlèvent au marché les filles (âgées de 14-15 ans) qui se sont faites toutes belles pour l’occasion… l’enlèvement dure quelques jours à la fin duquel la femme décide si elle veut vivre dans cette famille ou pas. Si elle accepte, les parents de la femme sont dédommagés de leur perte. Il semble qu’on puisse même divorcer chez les Hmongs, la femme retourne alors dans son village et les parents doivent rembourser une partie de la dot aux parents du garçon… Une société bien pragmatique…

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J’ai réussi à devenir une Laolu…

A côté de Sapa, la province de Lao Chau

Mon deuxième bon plan pour échapper à la foule de Sapa, a été de franchir le col de Tram Ton (la route la plus haute du Vietnam à 1900 mètres) pour passer dans la province de Lao Chau. La route est magnifique (sauf quand on n’y voit pas à trois mètres) et ici pas un touriste, une altitude plus basse qui garantit une journée sans brouillard, cascades, grottes, déjeuner super typique, découverte d’une boisson à base de fleur d’artichaut et surtout rencontre avec d’autres minorités dont les Laolus qui voient peu de touristes. Les femmes ont absolument voulu jouer à la poupée et me vêtir de leur tenue traditionnelle… je leur ai donné beaucoup de fil à retordre avec la coiffe qui glissait sur mes cheveux courts et lisses… la tenue n’est pas saillante sur moi, j’ai un bon 30 cm de trop. J’espère que vous aurez noté la touche fashion de la photo, les baskets de trek, la dernière mode du coin … Le retour à l’arrière de la moto bloquée derrière des camions avec un brouillard à couper au couteau sur une route de montagne glissante fut épique… vouloir faire pas comme tout le monde, c’est fatiguant…

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Rencontre de Vietnamien bien sympas…

 

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Des Vietnamiens de toutes générations et d’origines bien différentes…

Informations pratiques pour visiter Sapa

– Rejoindre Sapa – Fini les arnaques, il existe désormais des bus officiels jaunes et rouges qui relient Lao Cai à Sapa, ils coutent 28000 VND (un peu plus d’un dollar) et mettent une heure… on va essayer de vous dire que ces bus n’existent pas… attention à l’arnaque… Quand vous quitterez Sapa, vous pouvez également prendre les bus organisés par les guesthouses, cela coute 2.5 USD mais vous devrez surement faire le tour de la ville, histoire de récupérer tout le monde. Une fois arrivés à la gare, allez prendre vos billets (réservés depuis longtemps) et ne passez pas par le premier intermédiaire… il y a de la magouille dans l’air et les gens se retrouvent dans un autre wagon que celui noté sur leur réservation. Pour diner avant de partir, aucune bonne adresse, que des attrape-touristes à l’horizon…

– Où Loger ? – A Sapa il y a pléthore de logements, j’ai séjourné au Thai Bimh Sapa Hotel, 25 USD la nuit avec feu de cheminée dans le salon, chauffage et couverture chauffante. L’hôtel est situé juste à côté de l’arrêt de bus… un choix pas mal du tout… Pour réserver c’est ici. Une autre option en montant un peu en gamme est le Sapa Mountain Queen House (pour réserver c’est ici) ou l’En Hotel Sapa un peu à l’extérieur au milieu des rizières (pour réserver c’est ici)

– Quelle Agence ? – Je vous recommande chaudement l’agence Ethos, j’ai effectué un trek de deux jours avec eux et une journée en scooter… Pour les tarifs et tous les détails c’est sur leur site ici. Ils peuvent également réserver le train pour vous.

Les rizières au milieu de la brume… quand on a une toute petite éclaircie…

sapa vietnamLes rizières dans la brume
sapa vietnamLes rizières dans la brume

– Saison et météo – Sapa est très souvent dans la brume… on dit qu’il y a 160 jours de brume, j’en ai en tout cas connu 4 au mois de décembre et je peux témoigner que la brume est tellement épaisse que l’on ne voit rien du tout…. En hiver il fait froid, il faut prévoir des vêtements chauds (certaines années il neige). La meilleure saison semble être de mars à mai et de septembre à novembre, mais attention en novembre les récoltes auront déjà eu lieu. A noter que, contrairement à sa voisine Yuanyang en Chine, les rizières ne sont pas en eau à Sapa durant l’hiver.

sapa vietnam
Les chaussures et la boue…

– S’équiper pour la rando – Pour la randonnée, prévoir des bonnes chaussures, c’est très boueux dès qu’il fait mauvais et il fait souvent mauvais… les locaux utilisent des bottes en plastique mais sauf si vous êtes des habitués de la rando en bottes en plastique, je ne vous recommande pas…. Niveau vêtement, n’hésitez pas à vous munir de plusieurs épaisseurs, il fait froid le soir…

– Combien de temps ? – Je vous recommande d’y passer trois jours, deux jours de rando minimum et une autre journée pour faire autre chose (scooter, marché, cascade, rando plus longue…)

– Où manger ? J’ai bien aimé le restaurant Little Vietnam, bon marché et plutôt bon. Vous pouvez également aller manger un hotpot au marché, ambiance locale garantie…

FAQ

Combien de temps à Sapa?

Trois jours pour pouvoir faire une randonnée sympa, prévoir une nuit chez l'habitant pendant la randonnée

Quelle agence pour faire une randonnée?

Sans hésitation Ethos, plus cher qu'un guide trouvé au hasard au marché mais une superbe expérience et une bonne action

A quelle saison aller à Sapa?

Idéalement juste avant la récolte du riz de Septembre à début Novembre ou encore de Mars à Mai. Attention en hiver il fait très froid à Sapa, il peut même neiger.

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