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Voyages en famille autour du monde

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Randonnée

Etant montagnarde, je suis une grande fan de randonnée. Je pars randonnée dès que possible un peu partout dans le monde, suivez moi…

Sapa sans les hordes des touristes… c’est possible

34 Comments

Tout bon voyageur au Vietnam se rend à Sapa… ce petit village apprécié jadis des colons français pour son climat est devenu un vrai cirque du tourisme. J’étais tout à fait consciente du problème et j’avais même hésité à m’y rendre… mais j’arrivais de Chine par Laocai qui est la porte d’entrée de Sapa… je ne pouvais pas ne pas y aller AUSSI j’ai décidé de bien préparer ce séjour pour ne pas me retrouver avec trois tonnes de touristes collés à mes basques…

sapa vietnam
Les plus belles rizières de Sapa

Sapa le paradis devenu un enfer touristique

A Sapa, tout le monde part en rando et dort dans un village Hmong. Et comme tout le monde ça fait beaucoup de monde à Sapa, la vallée la plus facile d’accès et, il faut bien l’admettre, la plus belle niveau rizières, est devenue une autoroute à routards. Les routards dorment en général dans LE village des guesthouses qui a perdu toute son authenticité (il existe même un spa dans ce petit village hmong… c’est tout dire….) et où le grand jeu est de se bourrer la gueule à l’alcool de riz… les locaux ayant d’ailleurs un sacré entrainement niveau «happy water », ils vous coucheront sans problème… C’est surement ce qu’aiment certain, moi ce n’était pas ce que je voulais. Je me suis donc mise à la recherche de l’agence idéale alliant authenticité et gestion équitable des guides Hmongs…

sapa vietnam
So, ma guide qui m’a tout appris..

Le secret : utiliser la bonne agence…

J’ai trouvé la perle rare, elle s’appelle Ethos, une agence crée par un couple anglo-vietnamien qui a longtemps géré une ONG et qui s’est rendu compte que donner du travail aux Hmongs, en les payant correctement et en les aidant en cas de soucis était plus efficace. Ils essaient également de sauver des savoirs ancestraux avec une boutique d’objets réalisés par les minorités (attention tout est fait main et prend beaucoup de temps, les prix ne sont pas les mêmes que les souvenirs made in China). Un exemple, la tradition du batik a presque disparu et ils ont eu tout le mal du monde à trouver une vieille femme qui savait encore faire le batik; depuis ils lui achètent à bon prix ses produits et sa petite fille s’y est mise…

Les prix sont certes un plus élevés que dans une agence lambda mais l’expérience est loin d’être lambda et j’ai trouvé que mon argent était bien utilisé. Je ne jette pas la pierre à ceux qui optent pour le grand classique routard le moins cher possible, chacun fait ses choix.

La famille de So

famille de so
famille de so

Ma guide parlait parfaitement l’anglais mais parlait plutôt mal le vietnamien et était totalement illettrée, (et ce n’est pas la seule, j’ai dû écrire quelques textos pour ses copines qui voulaient communiquer avec leurs clients mais qui étaient tout aussi illettrées). Elle m’a beaucoup parlé de son expérience, de sa culture, m’a emmené chez plusieurs membres de sa famille, m’a incrustée dans une fête de commémoration de mort (ah l’alcool de riz rend les Hmongs vraiment très sociaux)… bref une vraie guide qui ne se contentait pas de me montrer le chemin. Mes deux jours ont d’ailleurs été totalement conformes à ce que je souhaitais, c’est à dire, ne croiser personne, prendre des photos et me dépenser…

Différentes ethnies..

sapa vietnam
Femmes Hmongs Noirs
lao lu sapa vietnam
Lao Lu
sapa vietnam
Femmes Red Zhao

A la découverte des Hmongs Noirs

Les gens vont souvent à Sapa pour les rizières… je les ai trouvées moins belles qu’en Chine (regarder mon article sur Yuanyang, elles sont incroyables). J’y allais plutôt pour aller à la rencontre des minorités ethniques et je n’ai pas été déçue (et heureusement vu le temps je n’ai pas vu beaucoup de rizières…). J’ai rencontré principalement des Hmongs noirs, j’ai rendu visite à quelques Laolus et j’ai vu des Red Zhaos de loin. En Chine la communication avec les minorités est presque inexistante, ils ne parlent ni chinois ni anglais et n’en ont pas vraiment envie… au Vietnam c’est très différent, les femmes hmongs parlent anglais, elles sont accueillantes et souvent prêtes à partager avec vous…

Anniversaire des un an de la mort d’un villageois Hmong

sapa vietnam
Femmes Hmongs Noirs

J’ai appris beaucoup de choses sur les traditions Hmongs durant ces quelques jours, beaucoup plus que lors de ma visite des Hmongs au Laos ou des Miaos en Chine (les Hmongs sont appellé Miaos en Chine)… merci So ! Parlons du mariage par exemple, j’avais déjà entendu au Laos que les Hmongs enlevaient leurs femmes dans un autre village… selon So ce n’est pas aussi violent que le mot enlèvement le fait penser. Les hommes enlèvent au marché les filles (âgées de 14-15 ans) qui se sont faites toutes belles pour l’occasion… l’enlèvement dure quelques jours à la fin duquel la femme décide si elle veut vivre dans cette famille ou pas. Si elle accepte, les parents de la femme sont dédommagés de leur perte. Il semble qu’on puisse même divorcer chez les Hmongs, la femme retourne alors dans son village et les parents doivent rembourser une partie de la dot aux parents du garçon… Une société bien pragmatique…

sapa vietnam
J’ai réussi à devenir une Laolu…

A côté de Sapa, la province de Lao Chau

Mon deuxième bon plan pour échapper à la foule de Sapa, a été de franchir le col de Tram Ton (la route la plus haute du Vietnam à 1900 mètres) pour passer dans la province de Lao Chau. La route est magnifique (sauf quand on n’y voit pas à trois mètres) et ici pas un touriste, une altitude plus basse qui garantit une journée sans brouillard, cascades, grottes, déjeuner super typique, découverte d’une boisson à base de fleur d’artichaut et surtout rencontre avec d’autres minorités dont les Laolus qui voient peu de touristes. Les femmes ont absolument voulu jouer à la poupée et me vêtir de leur tenue traditionnelle… je leur ai donné beaucoup de fil à retordre avec la coiffe qui glissait sur mes cheveux courts et lisses… la tenue n’est pas saillante sur moi, j’ai un bon 30 cm de trop. J’espère que vous aurez noté la touche fashion de la photo, les baskets de trek, la dernière mode du coin … Le retour à l’arrière de la moto bloquée derrière des camions avec un brouillard à couper au couteau sur une route de montagne glissante fut épique… vouloir faire pas comme tout le monde, c’est fatiguant…

sapa vietnam
Rencontre de Vietnamien bien sympas…

 

sapa vietnam
Des Vietnamiens de toutes générations et d’origines bien différentes…

Informations pratiques pour visiter Sapa

– Rejoindre Sapa – Fini les arnaques, il existe désormais des bus officiels jaunes et rouges qui relient Lao Cai à Sapa, ils coutent 28000 VND (un peu plus d’un dollar) et mettent une heure… on va essayer de vous dire que ces bus n’existent pas… attention à l’arnaque… Quand vous quitterez Sapa, vous pouvez également prendre les bus organisés par les guesthouses, cela coute 2.5 USD mais vous devrez surement faire le tour de la ville, histoire de récupérer tout le monde. Une fois arrivés à la gare, allez prendre vos billets (réservés depuis longtemps) et ne passez pas par le premier intermédiaire… il y a de la magouille dans l’air et les gens se retrouvent dans un autre wagon que celui noté sur leur réservation. Pour diner avant de partir, aucune bonne adresse, que des attrape-touristes à l’horizon…

– Où Loger ? – A Sapa il y a pléthore de logements, j’ai séjourné au Thai Bimh Sapa Hotel, 25 USD la nuit avec feu de cheminée dans le salon, chauffage et couverture chauffante. L’hôtel est situé juste à côté de l’arrêt de bus… un choix pas mal du tout… Pour réserver c’est ici. Une autre option en montant un peu en gamme est le Sapa Mountain Queen House (pour réserver c’est ici) ou l’En Hotel Sapa un peu à l’extérieur au milieu des rizières (pour réserver c’est ici)

– Quelle Agence ? – Je vous recommande chaudement l’agence Ethos, j’ai effectué un trek de deux jours avec eux et une journée en scooter… Pour les tarifs et tous les détails c’est sur leur site ici. Ils peuvent également réserver le train pour vous.

Les rizières au milieu de la brume… quand on a une toute petite éclaircie…

sapa vietnamLes rizières dans la brume
sapa vietnamLes rizières dans la brume

– Saison et météo – Sapa est très souvent dans la brume… on dit qu’il y a 160 jours de brume, j’en ai en tout cas connu 4 au mois de décembre et je peux témoigner que la brume est tellement épaisse que l’on ne voit rien du tout…. En hiver il fait froid, il faut prévoir des vêtements chauds (certaines années il neige). La meilleure saison semble être de mars à mai et de septembre à novembre, mais attention en novembre les récoltes auront déjà eu lieu. A noter que, contrairement à sa voisine Yuanyang en Chine, les rizières ne sont pas en eau à Sapa durant l’hiver.

sapa vietnam
Les chaussures et la boue…

– S’équiper pour la rando – Pour la randonnée, prévoir des bonnes chaussures, c’est très boueux dès qu’il fait mauvais et il fait souvent mauvais… les locaux utilisent des bottes en plastique mais sauf si vous êtes des habitués de la rando en bottes en plastique, je ne vous recommande pas…. Niveau vêtement, n’hésitez pas à vous munir de plusieurs épaisseurs, il fait froid le soir…

– Combien de temps ? – Je vous recommande d’y passer trois jours, deux jours de rando minimum et une autre journée pour faire autre chose (scooter, marché, cascade, rando plus longue…)

– Où manger ? J’ai bien aimé le restaurant Little Vietnam, bon marché et plutôt bon. Vous pouvez également aller manger un hotpot au marché, ambiance locale garantie…

FAQ

Combien de temps à Sapa?

Trois jours pour pouvoir faire une randonnée sympa, prévoir une nuit chez l'habitant pendant la randonnée

Quelle agence pour faire une randonnée?

Sans hésitation Ethos, plus cher qu'un guide trouvé au hasard au marché mais une superbe expérience et une bonne action

A quelle saison aller à Sapa?

Idéalement juste avant la récolte du riz de Septembre à début Novembre ou encore de Mars à Mai. Attention en hiver il fait très froid à Sapa, il peut même neiger.

Filed Under: Asie du Sud, Vietnam Tagged With: Nature, Randonnée, Traditions

Jeju ou l’Hawaï coréen en moins bien…

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Jeju cascade

Jeju est surnommé par les Coréens le Hawaï d’Asie… belles eaux bleues, sable fin, volcans… Pour être allée à Hawaï et à Jeju… la ressemblance n’est pas franchement flagrante.

J’ai été un peu déçue par Jeju… Il faut dire que le temps n’était pas de la partie… pluie torrentielle et activités en plein air n’étant pas vraiment compatibles, nous avons été plutôt limités et avons même, et j’en ai encore honte, été obligés de nous rabattre sur les pièges à touristes histoire d’occuper les enfants…

Un peu de soleil aurait surement changé la donne mais ne nous aurait pas permis d’échapper au flux de touristes chinois dans certaines parties de l’ile …. et qui dit groupe de touristes chinois, dit au revoir le calme et la paix des lieux, bonjour bruit et foule. Nous avons découvert un peu trop tard que la Corée permet aux chinois de venir à Jeju (mais pas dans le reste de la Corée) sans visas, d’où l’afflux….

Alors voilà Jeju c’est un peu notre déception de la Corée, nous ne sommes pas repartis séduits comme nous l’avons été par Geyongju, Hahoe ou encore Haiensa… Le tableau n’est pas tout noir pour autant, on peut encore trouver sur l’ile de nombreux endroits sympathiques et tranquilles … il faut juste savoir où aller…

A faire, c’était top

– Marcher une étape des Olle (un sentier de randonnée qui fait le tour de l’ile et qui compte 21 étapes, donc un petit mois de marche si vous voulez toutes les faire) a été une de nos expériences préférées, nous avons eu un aperçu de la vraie Jeju loin des bus de touristes. Je vous recommande l’étape 7 et si vous n’en parcourez qu’une partie, (parce qu’elle fait quand même 13,8 km), je vous recommande le début à partir d’Oedolgae, c’est franchement très beau…

olle 7 jeju
olle 7 jeju
olle 7 jeju

– Les tunnels de lave de Manjanggul sont plutôt excentrés par rapport aux autres attractions de l’ile, du coup il n’y pas foule et pourtant c’est un lieu incroyable. Vous m’aurez comprise, il faut absolument aller parcourir le petit kilomètre de tunnel qui se visite (ce qui fait 2km aller-retour sous terre si vous suivez toujours) … ce n’est pas un hasard si le site est au patrimoine mondial.

A noter un vrai labyrinthe super bien fait juste à côté pour ceux qui ont des enfants ou pour ceux qui ont gardé l’âme enfant… Kiwi et petit A se sont perdus, nous avons dû aller les secourir…

tunnel de lave jeju
tunnel de lave jeju

– le volcan Seongsan est lui pour le coup TRES touristique mais vraiment immanquable… on a escaladé ce cone qui sort de la mer, on l’a admiré depuis la plage… rien à dire juste c’est beau et c’est pas facile de se garer vu le monde.

jeju
jeju

– Ami de l’art moderne, rendez visite aux œuvres de Jun Itami, un architecte japonais-coréen très présent sur l’ile… Par contre, ne faites pas comme moi et n’essayez pas à tout prix de trouver le point de vue des toits de l’hôtel Podo parce que vous l’aviez aperçue sur un magazine.. cette vue n’existe tout simplement pas, je n’ai toujours pas réussi à résoudre ce mystère et pourtant dieu sait qu’on a cherché autour de l’hôtel… On a trouvé par contre les petits musées de Jun ainsi qu’une belle église moderne … il pleuvait des cordes mais ça valait le coup de se faire tremper

jun atami jeju
jun atami jeju

– Leurs mandarines, elles sont à tomber et vous pouvez les acheter un peu partout au bord des routes…. et surtout n’oubliez pas d’en ramener.

A éviter, c’était franchement pas mémorable

Le musée "Believe it or not"... oui on a osé...
Le musée « Believe it or not »…

– S’aventurer dans la zone de Jungmun : resort sans âme et musées pourris… ne sachant plus quoi faire pour occuper les enfants sous la pluie nous nous sommes aventurés au musée « Believe it or not » et au « Chocolate land »…. un seul mot nul… heureusement qu’il a plu un peu moins certains jours…

– les dizaines de musées partout sur l’ile, … le musée Da Vinci… le musée du citron …. le musée des véhicules du monde…. non mais franchement là il faut qu’on m’explique ce boom des musées n’ayant pas grand lien avec la Corée ou l’ile de Jeju….

–l’ile de Udo car elle est mignonne mais vraiment trop envahie par les touristes... alors ok les vues sont sympas et il y a une jolie plage de coquillages blancs mais on a trouvé que l’ile avait perdu son authenticité et que ce n’était plus qu’une attraction pour touristes…

jeju ile de udo
jeju ile de udo
jeju ile de udo

– Toutes les cascades, Jeongbang suffit, elle tombe dans la mer, on peut y déguster des fruits de mer sur la plage… après ça franchement pas la peine de remettre le couvert avec les autres cascades (sauf si les cascades sont votre passion) qui sont jolies mais bondées de cars de touristes.

jeju fruit de mer
jeju fruit de mer

– Faire tout en bus, il faut mieux louer une voiture pour ne pas trop galérer car l’ile est grande et ce surtout pour ne pas être limité aux attrapes touristes

– Le cratère de Sangumburi, une entrée franchement chère et un site vraiment pas impressionnant…

 

A tenter pour nous dire que ce que vous en avez pensé

– Jeju Love Land est un parc de statues dans des positions subjectives, j’y serais bien allée mais c’est interdit aux mineurs… et G et A ne sont pas près d’avoir 18 ans…

– Hallasan, je n’ai vu d’Hallasan que des photos, en 5 jours sur place il n’a jamais montré le bout de son nez, mais ça a l’air sympa

– Le musée Lee Jung Seop, un des artistes coréens les plus connus, Kiwi a tout simplement refusé d’y emmener nos enfants… la prochaine fois je les laisse à « Believe it or not » et au « Chocolate land » et j’y vais toute seule…

olle 7 jeju
On marche sur la Olle 7

Et pour finir quelques informations pratiques pour organiser son voyage et profiter pleinement de Jeju

– Lisez bien le blog Bouteille à la mer, tout plein d’infos sur Jeju par une résidente passionnée de l’ile … vous devriez trouver ce que vous cherchez…

– Pour louer une voiture, comme partout en Corée il faut absolument avoir un permis de conduire international, c’est la règle et vous n’arriverez pas à négocier….

– Quelques petites adresses que je vous recommande le long de la Olle 7

– le café 60 beans, (064- 739-1154) 20 minutes après Oedolgae, grand jardin avec toutes sortes de statues et vue très sympa

– pour ceux qui aiment les fruits de mer, le resto des Haenyo (les plongeuses de Jeju), au bord de la mer (064-739-1232 si vous y allez avec le gps)

– le café 7373 (064-767-7373) un peu plus loin avec un jardin agréable, de très bon sandwichs, gateaux et boissons

– Un café très sympa également juste à côté de l’église de Jun Itami, le Olive Macrobiotic CoffeeMill Gallery (064-792-1988)

 

Alors Jeju tu aimes ou tu n’aimes pas ?

Filed Under: Asie du Nord, Corée Tagged With: Nature, Patrimoine Mondial, Randonnée

Au dessus des nuages à Taiwan : Hehuanshan

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taiwan hehuanshan

Taiwan compte 286 sommets à plus de 3000 mètres…. j’étais loin de m’imaginer que cette ile était aussi montagneuse et puis quelques jours de randonnée nous ont fait découvrir cette partie sauvage de Taiwan. Nous avions jeté notre dévolu sur la région de Hehuanshan,  résultat Taiwan est devenu pour nous , après le Japon peut être, (regardez un peu ces paysages au Japon ) le royaume du randonneur en Asie…

Taiwan n’est pas une destination très populaire et pourtant elle mérite vraiment d’être connue… Ce pays est, pour des raisons historiques, un hybride sino-japonais : la population est majoritairement chinoise et on parle chinois mais l’on se sent un peu au Japon car la longue colonisation japonaise a laissé des traces…. Un mélange assez détonant quand on connaît Japonais et Chinois !

taiwan hehuanshan
Il est 7h du matin … moment magique…

Randonner dans les hauteurs de Hehuanshan

C’est d’ailleurs grâce aux Japonais que ce fameux massif Hehuanshan est facile d’accès par la route nationale 14 qui relie Hualien et sa côte est sauvage à Taichung sur la côte ouest surpeuplée. Les colons japonais avaient décidé de désenclaver cette région pour venir à bout de la résistance aborigène et les travaux ont été titanesques. Nous nous en étions rendus compte lors de notre visite de Taroko Gorge il y a deux ans et nous l’avons encore réalisé cette fois-ci: la montagne a été par endroit totalement dynamitée pour laisser passer la route. Pour l’anecdote Hehuanshan est le seul endroit à Taiwan où l’on peut prendre sa voiture et aller découvrir la neige quelques jours par an…

Contrairement à la majorité des touristes, nous n’étions pas venus juste pour prendre une photo devant le panneau 3200 mètres d’altitude, nous étions là pour marcher et nous avons fait de nombreuses randonnées. De très faciles à franchement difficiles, nous n’avons pas été déçus, on vous emmène en image à la découverte des randos du coin.

taiwan hehuanshan shimeshan
taiwan hehuanshan shimeshan
taiwan hehuanshan shimeshan

– Shimenshan (3237 mètres) fut notre premier sommet, seulement 30 minutes de marche depuis l’hôtel et parfait pour s’acclimater un peu à l’altitude

– Little Cilai fait 1.3 kilomètres de long (2.6 km aller-retour pour les non matheux) durant lesquels on marche dans les bambous, les forêts et il y a quelques panoramas quand on n’y va pas en fin d’après-midi comme nous, car les nuages s’accumulent à cet endroit. C’est également le début de la randonnée de Black Cilai, connue pour être la randonnée la plus périlleuse du pays… Rassurez-vous la première partie est très facile…

taiwan hehuanshan shimeshan

– Hehuan East Peak (3417 mètres) : 300 mètres de dénivelé que nous avons courageusement avalés au lever du soleil. Ce fut le plus beau moment du week-end, nous étions les seuls, la lumière était sublime… un de ces moments magiques que l’on vit en montagne…

taiwan hehuanshan
taiwan hehuanshan shimeshan
taiwan hehuanshan shimeshan

– Hehuan North Peak (3422 mètres) et environ 600 mètres de dénivelé suivi du West Peak que nous n’avons jamais atteint car Mr Kiwi a eu un gros coup de moins bien sans doute dû à l’altitude…. La randonnée totale fait plus de 10 heures, nous n’avons marché que 6h… Pour une fois j’ai marché plus vite que Kiwi et j’ai même dû porter son sac… une randonnée qui restera donc longtemps gravée dans ma mémoire…

Redescendre vers la civilisation : moutons, carton et kitsch

taiwan cinjing
taiwan cinjing

Après les sommets sauvages de Taiwan, nous avons découvert le côté business et tourisme de masse … La fameuse route 14 passe par Cinjing, un lieu très connu à Taiwan pour ses moutons !… Green green grasslands est une ferme à moutons où vous pouvez nourrir, caresser et même assister à la tonte des moutons réalisés par de beaux néo-zélandais musclés…. J’avoue avoir été un peu moqueuse en découvrant LA GRANDE attraction du coin mais finalement la majorité des Taiwanais n’a jamais vu de moutons alors pourquoi pas… par contre il y a foule le week end, un vrai Disneyland des montagnes… La visite fut finalement plutôt amusante : les Taiwanais sont complètement gagas devant les moutons…

Une fois remis de notre visite aux moutons, nous avons découvert, deux endroits sympas à visiter où vous pouvez en plus manger….

1. Le paradis du carton, un magasin qui vend des objets faits en carton et surtout un restaurant totalement meublé en carton… tout ça crée par le roi du carton taiwanais… La boutique de Carton King est très sympa et le restaurant plutôt bon…

taiwan carton king
taiwan carton king

2. Old England : y prendre le « High Tea » si vous vous y rendez durant l’après-midi (ouverture en 11H30 et 16H). On avait déjà mangé à Carton King et on a regretté… ça avait l’air délicieux. Vous ne pourrez pas louper cet hôtel, reconstitution d’un manoir anglais, mélange de plusieurs époques et royaume du kitsch.. J’y aurai bien dormi mais c’est un grand hôtel de luxe aux prix totalement inabordables….

A part ça il y a beaucoup d’activités toutes plus nases les unes que les autres à Cinjing… Nous avons, par exemple, brièvement visité le Swiss Garden car le billet était offert avec le déjeuner à Carton Land, aucun intérêt … si ce n’est l’occasion de découvrir la mode taiwanaise… vous voulez le même?

cinjing taiwan
taiwan old england
taiwan old england

Et voilà en quelques heures nous étions 3200 mètres de dénivelé plus bas, encore un peu abasourdis par le changement, en train d’attendre notre TGV direction l’aéroport….

taiwan cinjing
La route du retour….

Bon à savoir

– A Hehuanshan il existe un chalet tenu par le gouvernement appelé Song Syue Lodge qui est l’hôtel le plus haut de Taiwan à 3150 mètres. Très difficile à réserver en saison vous aurez priorité à la réservation en tant qu’étranger… sympa ! Prenez une chambre avec vue sur la vallée, lever de soleil depuis votre lit ou votre balcon garanti….

– Pour vous déplacer il va falloir soit louer une voiture, soit prendre un taxi (4000 TWD à l’aller et au retour aussi quand même)… nous avons également testé le stop une fois arrivés pour nous rendre aux départs des randonnées et le stop à Taiwan, c’est top, les gens sont charmants et nous ont même fait des cadeaux lorsqu’ils nous ont déposés… il faut dire que nous n’avons pas croisé beaucoup d’étrangers ce week-end-là. Par contre je doute que l’on puisse faire du stop sur de longues distances.

taiwan carte randonnée hehuanshan
Carte des randonnées

– A Taiwan il faut souvent des permis pour escalader certaines montagnes : des randonnées que nous avons faites, un permis n’est nécessaire que pour la dernière mais… nous ne l’avions pas demandé et personne ne semblait l’avoir… Par contre si vous partez à l’aventure sur Black Cilai il vaut mieux faire les choses dans les règles (suivez le guide ici)

– En redescendant vers Taichung, ne manquez pas de faire un arrêt à la cascade de Guanyin, une toute petite rando pour se dégourdir les jambes est découvrir une jolie cascade. 

taiwan
Grand angle dans la voiture… impossible de tout prendre…

Quelques photos du lever du soleil pour la route…

taiwan hehuanshan

taiwan hehuanshan
Vue du balcon…. TRES tôt le matin

 

Alors Taiwan ça vous gagne ? Les paysages vous rappellent-ils d’autres pays ?

Filed Under: Asie du Nord, Taiwan Tagged With: Randonnée

Randonnée en Suisse allemande : conseils et itinéraires

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les alpages d'Engstligenalp

L’été dernier nous étions partis en randonnée en Suisse dans l’Oberland Bernois en nous basant à Wengen. Charmée par cette région, je vous avais raconté notre montée au « Top of Europe », notre découverte de la cascade de Truemmelbach et j’avais partagé avec vous mon top 5 des randos panoramiques faciles du coin ainsi que mes idées d’activités avec des enfants à Wengen….ce dont je ne vous avais pas encore parlé c’est de notre randonnée TRES SPORTIVE de 4 jours en amoureux.

En route donc aujourd’hui pour rallier Murren à Adelboden à pied en franchissant pas moins de 5 cols, nous avons découvert une région magnifique où nous étions les seuls à ne pas parler un mot d’allemand !

adelboden randonnée en Suisse
randonnée en Suisse langues glaciaires de Blüemlisalp

Première journée de randonnée en Suisse : Murren à Bundalp

Départ de Murren, un joli village que nous avions déjà visité en famille. Cette fois ci nous le traversons au pas de course car nous devons avaler 1000 mètres de dénivelé pour atteindre le pas de Sefinenfurke (2612 mètres). Durant toute la montée, les vues sur les glaciers sont incroyables et nous croisons principalement des vaches… J’ai été étonnée de réaliser qu’en Suisse à 2600 mètres on a déjà l’impression d’être en haute montagne ! Je suis arrivée au sommet plutôt fraiche mais cela n’a pas duré… une longue descente puis une remontée vers notre logement ont eu raison de moi… j’arrive à Bundalp crevée 10 minutes avant un énorme orage, j’ai eu de la chance !

Nous découvrons à Bundalp l’accueil des vallées reculées de la suisse allemande… désagréable au plus haut point… nous sommes les seuls étrangers et la fermière nous fait bien sentir qu’elle n’est pas ravie de devoir nous recevoir… aucun hôte ne nous aidera à communiquer avec elle alors que, nous découvrirons plus tard, beaucoup parlent très bien anglais….

C’est finalement le même constat pendant toute la randonnée, les suisses allemands que nous avons rencontrés ne sont pas très accueillants et très peu souriants…

Bilan – 1300 mètres de montée et 1300 mètres de descentes, 6h30 de marche. Point fort de la journée: les vues sur les glaciers

Logement dans une ferme de montagne Bundalp, bon repas mais accueil glacial

le lac d’Oeschninensee randonnée en Suisse
le lac d’Oeschninensee randonnée en Suisse
le lac d’Oeschninensee randonnée en Suisse
kandersteg randonnée en Suisse

Deuxième journée de randonnée en Suisse– Bundalp à Kandersteg

J’avais une théorie : en montagne les orages surviennent le soir ….et bien pas ce jour-là… Nous étions sur le point d’annuler l’étape du jour par peur des orages et en voyant les randonneurs plus matinaux que nous rebrousser chemin… et puis le ciel se calmant un peu nous avons tenté le coup et nous sommes partis vers le col d’Hortürli. Résultat, nous avons eu une journée de ciel bleue incroyable ! Le col d’Hortuli ce n’est pas pour tout le monde, c’est vertigineux, il y a des échelles, mais ce col nous fit accéder à la plus belle vallée de notre randonnée! La descente commence en longeant les langues glaciaires de Blüemlisalp pour nous mener vers le lac d’Oeschninensee… un bijou devenu désormais mon lac de montagne préféré….

La terrasse du restaurant au bord du lac nous ouvrait les bras et c’est avec grande difficulté que nous avons fini notre descente direction Kandersteg. Le village est à l’entrée du tunnel entre suisse allemande et romande… c’est un village super mignon avec des vus magiques mais peuplé de routiers et où l’accueil fut de nouveau plutôt désagréable… décidément nous n’avons pas bien choisi nos logements !

Bilan – 1000 mètres de montée et 1100 mètres de descentes, 6h de marche. Point fort de la journée: la descente entre glaciers et lac de rêve

Logement : dans un hôtel pour routiers à Kandersteg, l’hôtel des Alpes 

alpages d'Engstligenalp randonnée en Suisse
alpages d'Engstligenalp randonnée en Suisse
alpages d'Engstligenalp randonnée en Suisse

 

Troisième journée de randonnée en Suisse – Kandersteg à Engstligenalp

Nous commençons notre journée aujourd’hui en téléphérique, un téléphérique qui nous mène sur le plateau de Spittelmatte, puis vers deux cols. Arrivés au sommet, surprise, il reste beaucoup de neige pour un mois d’aout à cette altitude, quelques glissades/frayeurs plus tard nous redescendons vers les alpages d’Engstligenalp où les cloches décorent encore les fermes, où les traditions sont encore perpétrées… c’est ça la Suisse !

Bilan – 1000 mètres de montée (dont une partie en téléphérique) et 700 mètres de descentes, 6h de marche. Point fort de la journée: repos sur le magnifique plateau d’Engstligenalp

Logement : Berghotel Engstligenalp, de loin notre meilleur logement 

Quatrième jour de randonnée en Suisse– Ammerspitz à Adelboden

Nous laissons les sacs derrière nous pour un aller-retour tous légers à l’Ammerspitz (2613 m), encore une fois nous avons l’impression d’être en très haute montagne, sur ce pic caillouteux avec une vue remarquable sur la région. Voilà nos 4 jours de randonnées en amoureux sont finis et nous redescendons vers la très chic station de ski d’Adelboden en passant devant les cascades d’Engstligen qui nous rafraichissent au passage.

Bilan -700 mètres de montée et 1300 mètres de descente, 5h de marche. Point fort de la journée: vues depuis l’Ammerspitz et arrosage par les cascades

alpages d'Engstligenalp randonnée en Suisse
cloche suisse engistelnap

Conclusion

Des paysages INCROYABLES…. En bonne savoyarde, je suis plutôt chauvine niveau montagne mais je dois là me rendre à l’évidence: c’est encore plus beau que chez moi…Et puis les Suisses ont mieux conservé leurs traditions et c’est un plaisir à voir… Le revers de la médaille c’est le cout exorbitant des refuges-auberges de montagne, l’accueil franchement désagréable et le manque de joie de vivre général… depuis notre randonnée une nouvelle expression a fait apparition dans notre famille…« souriant comme un suisse allemand » !

Pour ceux qui voudraient suivre notre pas, n’hésitez pas à me contacter pour plus d’informations, c’est une très belle randonnée que je recommande.

Vous aimez la randonnée? Vous êtes déjà allés randonner en Suisse Allemande, qu’en avez-vous pensé ? Si vous avez des enfants, prenez-vous chaque année quelques jours en amoureux?

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Corée: Suwon, une forteresse née d’un tonneau!

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Suwon Hwaseong

Après avoir visité les palais et jardins de Séoul, nous nous sommes échappés pour la journée vers sa voisine Suwon. Nous avions envie de marcher un peu, de sortir de Séoul la tentaculaire tout en découvrant un lieu inscrit au patrimoine mondial dont je n’avais JAMAIS entendu parler : la forteresse de Hwaseong. (Et pourtant je suis un peu obsédée par le sujet….comme vous pouvez le voir dans ma liste de sites visités ….). 

 

Suwon se situe 30 km au Sud de Séoul et pourtant on n’a pas vraiment l’impression de changer de ville, on se rend juste dans une banlieue paisible … la mégalopole Séoul a tout avalé ! Une fois arrivés à la gare, gros moment de solitude… mais où peut bien être cette forteresse ??? Tout est en coréen, personne ne parle anglais… heureusement nous sautons dans un taxi, nous lui montrerons le nom écrit sur notre guide en coréen et allégés de 2 Euros seulement nous arrivons au pied de la forteresse. Nous sommes prêts à en faire le tour… presque 6km quand même.

 Pas de problèmes pour la poussette, vous suivez les murailles tout du long…. 

 

Et là deuxième gros moment de solitude de la journée… notre hôte, à Séoul, nous avait dit « pas de problèmes pour la poussette, vous suivez les murailles tout du long…. » . Il avait « juste » oublié qu’il fallait monter une colline (puis descendre forcément…) et que la muraille était exclusivement composée de marches à cet endroit…. Heureusement un papa Kiwi super biscotto a résolu le problème à la montée et un petit A coopératif transformé pour l’occasion en kangourou a bien voulu descendre la colline A CONDITION de sauter de marche en marche, CHAQUE marche, SANS en louper aucune…. Nous avons mis un certain temps à descendre!

Trêve de blabla, la forteresse Hwaseong de Suwon c’est comment ? Nous on a beaucoup aimé et on vous recommande pour 4 raisons.

 

Suwon Hwaseong
Vue depuis la tour de garde pour le pique nique

 

Raison 1 : Une prouesse architecturale. 

La forteresse en brique fut construite en à peine plus de 2 ans de 1794 à 1796 en prenant le meilleur des techniques orientales et occidentales de l’époque et en mobilisant les plus gros cerveaux coréens de l’époque. La forteresse a été bien endommagée, surtout durant la guerre de Corée, mais elle a été remarquablement rénovée.

 

Raison 2 : Une forteresse née d’un tonneau. 

La forteresse a été construite par le roi Jeongjo pour abriter la tombe de son père Sado et nettoyer par la même occasion son nom…C’est là que l’histoire devient intéressante car Sado n’est pas mort de manière très habituelle… Sado était apparemment un peu fou, tuant sans raison et violant sans vergogne, son père Yeongjo, avec l’accord de sa mère Yi, le fit enfermer dans un tonneau en plein soleil : au bout de 8 jours il mourra par suffocation…forcément quelques intrigants avaient un peu poussé la main de Yeongjo, Sado a peut-être été injustement condamné et Jeongjo une fois roi eut sa revanche ! (ici toute l’histoire de Sado) 

 

Raison 3 : Une atmosphère très sympa

Les coréens se baladent sur la muraille en amoureux ou en famille, pique-niquent sur les tours de garde, font du cerf-volant ou du tir à l’arc, une atmosphère très bon enfant tout à fait relaxante

 

Raison 4 : Une ballade agréable 

Une ballade agréable sans grande difficulté avec de nombreux points de vue sur les murailles, amis photographes je me suis régalée !

 

Finis les discours, place aux photos, pour vous faire découvrir Hwaseong. Après les photos, direction mes bons plans pour profiter de Suwon

 

Suwon Hwaseong

Suwon Hwaseong

Suwon Hwaseong

Suwon Hwaseong

Suwon Hwaseong

Suwon Hwaseong

Suwon Hwaseong

Suwon Hwaseong 

Informations pratiques pour visiter Suwon

L’entrée coute 1000 Won (0.8 euros). Horaires, accès … tout est ici 

Depuis Séoul, nous avons mis un peu plus d’une heure en métro. Une fois arrivé à la gare c’est soit marche, bus, ou taxi au choix… le taxi nous a couté deux euros donc pourquoi s’en priver… Je recommande de commencer à la porte Paldamun

La muraille fait 5.7km, mieux vaut commencer par la montée directe, après vous serez débarrassés. Vous pouvez abandonner à plusieurs endroits mais franchement nous on a trouvé que faire tout le tour valait vraiment le coup

Prévoyez un pique-nique, il n’y a que très peu de restaurants le long des murailles et les tours de gardes sont faites pour ça…il suffit de se déchausser et de se mêler aux locaux pour déjeuner. Je vous recommande les tours situées dans la descente vers Hwaseomu, les vues sont les plus belles. Si jamais vous êtes vraiment anti pique-nique, il y a de quoi manger à la porte Hwahongmun

-Vous pouvez combiner votre journée à Suwon avec la visite du palais Hwaseong Haenggung (nous avions eu notre dose de palais la veille), ou encore avec une petite séance de tir à l’arc.

 

Connaissiez-vous Suwon? Vous ai-je donné envie de vous y rendre ?

 

 

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Mes volcans javanais: le Kawah Ijen et le Bromo

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bromo lever du soleil

Après avoir découvert le centre de Java, nous nous dirigeons vers l’est de l’ile pour explorer deux des 45 volcans actifs que compte Java : le Bromo et le Kawah Ijen. Java est parsemée de volcans qui défilent les uns après les autres à l’horizon lors de la traversée de l’ile. L’ile est très densément peuplée et les pentes des volcans sont cultivées (ce sont les jardins nourriciers de l’île) et habitées … du coup les volcans sont surveillés de près. Ici le volcan est un peu traité comme une divinité qui offre des terres fertiles même s’il fait des caprices et finalement les gens semblent vivre à côté d’une bombe à retardement en toute fatalité et sans réelle peur. Sur les pentes du Bromo par exemple, les cultures sont présentes jusqu’aux bords du cratère et il parait que les habitants rechignent à évacuer pendant les alertes !

bromo java dans le cratère
coucher de soleil bromo
bromo java dans le cratère

Les panoramas du Bromo

Le Bromo, avec son magnifique cratère et ses panoramas inégalés sur ses voisins, est notre premier arrêt. Ce jour-là, nous avons joué de malchance : la route d’accès « hors des sentiers battus »  que nous voulions prendre depuis Malang était en travaux et non fréquentable, nous nous sommes donc rabattus sur la route habituelle passant par Probolingo. Une fois arrivées au Bromo, deuxième contre temps, nous apprenons que nous ne pouvons pas atteindre le sommet du Mont Penanjaka du fait d’effondrements… Heureusement il y a un plan B, un autre point de vue un peu moins haut ! Finalement nous ne le regretterons pas car la marche, pour y aller, a rebuté beaucoup de gens et nous profitons du lever du soleil en toute tranquillité… Ce jour-là la vue sur la caldera, le Bromo et le Semeru au loin qui fume à intermédiaires plus ou moins fixes est incroyable, c’est un paysage lunaire.

bromo java
Lever du soleil sur le Bromo et ses voisins

Puis (il est 5h du matin), nous partons pour le bord du Bromo bien fumant et la traversée de la caldera à pied en passant par un temple construit en l’honneur du volcan est un peu magique ;  les bourrasques de vent et de sable nous transforment en fantômes  errants, essayant de nous protéger yeux, narines, oreilles, bouche en nous enroulant dans nos écharpes (important une écharpe en voyage…). Ce jour-là le volcan fume trop et au bord du cratère nous n’entendons que de sinistres glouglous de lave bouillonnante.  Pour la descente, le vent est tellement fort que nous nous retrouvons avec du sable jusqu’à dans les narines… vive la douche, un petit déjeuner copieux et  direction notre deuxième étape le Kawah Ijen.

travailleur de soufre kawah ijen
Pause pour un des travailleurs

Les travailleurs du souffre du Kawah Ijen

La route est longue jusqu’au pied du Kawah Ijen situé aux portes de Bali car à Java la circulation est intense et folle… nous mettrons presque la journée pour arriver dans notre sympathique hôtel en bord de rizières!

rizières java
rizières java

Le Kawah Ijen est connu pour ses porteurs de soufre  que Nicolas Hulot a filmé dans son émission Ushuaia. Cette fois ci nous devrons marcher une grosse heure d’abord dans la rain forest puis sur les flancs du cratère (+ de 800 m de dénivelé). Durant toute la montée nous croisons les porteurs qui redescendent avec des blocs de souffre beaucoup plus lourds qu’eux (ils portent plus de 80 kg dans de simples paniers en bambous), un travail de titan, de bagnard… !

kawah ijen
Arrivée au Kawah Ijen

Et puis nous arrivons au bord du cratère, nous avons tout d’abord du mal à distinguer le lac bleue turquoise au milieu des volutes de fumées sortant du volcan et qui nous piquent bien nez et gorge … et puis au fil des coups de vent, nous apercevons 300 m plus bas une véritable petite « usine à soufre »  installée dans le cratère au bord du lac acide et que des hommes, hauts comme des fourmis, travaillent dans un véritable enfer au milieu des fumées toxiques et dans des chaleurs incroyables ! Un spectacle d’un autre âge…qui nous laisse une impression de malaise.

kawah ijen java
kawah ijen java
kawah ijen java

Les touristes n’ont désormais plus le droit de descendre dans le cratère pour des raisons de sécurité (bien que nous ayons vu des touristes russes descendre après avoir donné un peu de bakchich au gardien…) et c’est tant mieux, autant les laisser travailler en paix !

Les vues sont belles et le volcan doit certainement représenter une puissance divine pour les habitants car nous croisons même un couple de futurs mariés venus y faire leurs photos de mariage !

kawah ijen java
Des photos de mariage originales

Pour le reste de notre visite de l’ile de Java, direction cette fois ci le centre de Java à Yogyakarta et Borobudur mais aussi Prambanan et Ploasan.

[divider]Les astuces de Voyagista[/divider]
bromo
Coucher du soleil sur le Bromo

Connaissez-vous les volcans de Java? Quel est votre préféré?

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