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Nature

Découverte de la nature dans tous les pays d’Asie en sortant des grandes villes qui sont souvent étouffantes dans cette partie du monde… ou comment prendre un grand bol d’air frais

L’avenue des volcans : Cotopaxi et la lagune de Quilotoa

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la lagune de quilotoa

La route qui traverse la cordillère des Andes au sud de Quito (l’article sur Quito est ici) est appelée l’avenue des volcans. Tout le long de la panaméricaine, on trouve une quarantaine de sommets de plus de 4 000 m. Ils sont souvent dans les nuages et nous avons été loin de tous les voir mais nous avons adoré cette région. Nous avons commencé par Cotopaxi, puis direction Quilotoa et enfin la région de Chimborazo qui sera l’objet d’un autre article. En route sur l’avenue des volcans.

Arrivée au Cotopaxi

A la découverte de la région du Cotopaxi

Le Cotopaxi (5897 mètres) est l’un des volcans les plus connus d’Equateur. Situé non loin de Quito, il est facile d’accès et super photogénique avec un petit air de Mont Fuji. La légende raconte que jadis Cotopaxi était un charmant jeune homme amoureux du volcan Tungurahua qui lui préféra le volcan Chimborazo. Cet échec sentimental l’enragea et du coup depuis ce temps nous subissons ses accès de colère. Une belle légende!

Que faire au Cotopaxi?

Bien sûr, les sportifs peuvent faire l’ascension du Cotopaxi qui est censée être plutôt facile. Lorsque nous y étions, le sommet était fermé depuis quelque temps du fait des émissions volcaniques et avec les enfants ce n’était de toute façon pas une option. Pas de soucis, il y a beaucoup d’autres choses à faire au Cotopaxi. On vous recommande tout ce que l’on a fait:

  • Faire du cheval sur le plateau du Cotopaxi
cavalcades a cheval vers le Cotopaxi

Idéal pour découvrir les vues incroyables du parc. On avait vraiment l’impression d’être dans une contrée très reculée et malgré notre niveau très moyen d’équitation on a adoré cette balade que l’on recommande.

Informations pratiques
Contacter Patricio ([email protected]) qui habite non loin de l’entrée nord du parc. Le prix est de 35 USD pour une balade de 4h. Patricio vous prête un poncho et des chaps. Outre être sympa sur les photos car on ressemblait à des cow boys, cela tient surtout chaud et protège des intempéries. Patricio coûte deux fois moins cher que le Tambopaxi et il s’adapte à tous les niveaux
  • Faire le tour de la lagune Limpiopungo.
vue sur le cotopaxi depuis la lagune

Il faut compter 1h pour faire les 3 km autour de la lagune, tout cela avec une vue magnifique sur le volcan et des oiseaux de partout. Vu la taille du parking, mieux vaut y aller le soir sinon il y a toujours du monde. C’est vraiment l’avantage de loger au Tambopaxi, on y était à 16H45 et nous étions seuls. D’ici vous pouvez également faire une plus grosse randonnée avec une belle vue sur le Cotopaxi en montant au Rumihanui. 

  • Aller voir les cascades de Condor Machay

Une très belle randonnée de 8km (compter environ 3h) qu’on a vraiment adoré faire et qui change du Cotopaxi juste à côté. Ici on marche dans un canyon avec une très belle végétation et de nombreuses cascades dont la cascade des jumelles et la cascade de Condor Machay. Le Condor Machay se situe à la fin de la marche et est, avec ses 85 mètres de haut, vraiment impressionnante de par la force de l’eau.

l'incroyable cascade de Condo Machay
cascades de condo machay
cascades de condo machay
cascades jumelles
Informations pratiques
  • La route d’accès n’est pas bonne: avec un bon SUV nous avons quand même fait très attention et mis pas mal de temps. 
  • La marche n’est pas vraiment difficile mais mieux vaut avoir des chaussures de marche pour ne pas glisser. 
  • L’entrée est censée coûter 2 USD mais un lundi, personne n’était là pour faire payer l’entrée. Je pense que le site est très fréquenté le week-end et qu’on ne paie que le week-end… Il doit d’ailleurs y avoir beaucoup de monde vu la proximité de Quito.
  • Prévoyez de quoi manger, il n’y a que quelques restaurants à côté mais il ne sont ouverts que le week-end 
  • Si vous venez de Quito au Cotopaxi, vous pouvez faire cette rando en chemin mais attention de partir tôt de Quito

Faut-il monter au premier refuge du Cotopaxi?

Contrairement à la plupart des touristes, nous ne sommes pas allés au premier refuge du Cotopaxi et pourtant nous étions juste à côté et ce pour plusieurs raisons:

le cotopaxi se découvre
le fameux cotopaxi
  • Quand vous êtes sur le Cotopaxi, vous ne voyez pas le Cotopaxi qui est la star du coin. Le reste du paysage est moins impressionnant.
  • Durant nos trois jours le refuge était dans les nuages pendant la journée du coup pas vraiment de vue
  • Tout le monde y va donc il y a pas mal de monde et sauf si vous avez un 4×4 cela risque d’endommager votre véhicule. Il faudra donc surement payer plus pour monter en 4×4.
  • Beaucoup de gens y vont pour atteindre 4800 mètres et voir un glacier de prêt, n’était pas une motivation pour nous car nous avons déjà vu de nombreux glaciers et nous sommes montés à plus de 4800 mètres durant ce voyage…

Ou dormir au Cotopaxi?

Lorsque j’avais organisé mon séjour au Cotopaxi, j’avais eu du mal à comprendre les différentes options logements. Je vais vous expliquer tout cela. 

Vue depuis notre hotel
  • La première option est de dormir au nord du volcan, en entrant par Porvenir dans un des hôtels situés sur le plateau du Cotopaxi. Le site est incroyable mais les logements sont plutôt haut de gamme et seront un peu plus chers. De plus il n’y pas vraiment de restaurants ou même d’épicerie dans le coin, vous devrez manger dans votre hôtel. Mieux vaut être d’ailleurs motorisé pour pouvoir bouger. Attention tous les hôtels n’ont pas de vue sur le Cotopaxi, vérifiez bien avant de réserver pour avoir toutes vos chances de voir le volcan découvert car nous ne l’avons vu sans nuage qu’en fin d’après midi durant notre séjour. L’entrée au parc se fera par l’entrée nord très peu touristique. Nous avions repéré ici le Chilcabamba Lodge (pour réserver c’est ici).
  • Dans le parc dans le lodge Tambopaxi qui est la seule option à l’intérieur du parc (pour réserver c’est ici). On est là au pied du volcan et les vues sur le volcan depuis les chambres et le restaurant sont absolument incroyables. De plus, le parc fermant tôt, vous serez les seuls dans le parc jusqu’au coucher du soleil. Il faut d’ailleurs bien se munir d’une autorisation spéciale, que Tambopaxi doit vous donner, pour entrer dans le parc après sa fermeture. Nous y avons séjourné et avons adoré. 
vues depuis notre hotel
  • Les autres options se trouvent à l’ouest du Cotopaxi dans la plaine qui mène à Latacunga. Ici on est plus bas en altitude pour mieux dormir et le budget est plus raisonnable. Par contre, on nous a dit (et cela s’est confirmé pendant notre séjour) que les vues de ce côté sont souvent bouchées. Il faudra faire de la route pour se rendre dans le parc chaque jour. Une excellente option est Rondador (pour réserver c’est ici) nous avons longtemps hésité entre le Tambopaxi et Rondador.

Que faire à la lagune de Quilotoa

Le Quilotoa n’est pas très loin du Cotopaxi et possède également son comptant de légendes. J’ai beaucoup aimé une de ces légendes racontant la formation de la lagune. Le volcan Iliniza Sud tomba amoureuse de Cotopaxi, cependant Iliniza Sud était déjà la femme de Iliniza Nord et quand Iliniza Nord appris la romance, ils fut si en colère qu’il détruisit ses enfants avec Iliniza Sud (les montagnes Corazon). Illiniza Sud pleura toutes les larmes de son corps et forma la lagune de Quilotoa. La lagune est magnifique avec ses couleurs et la vue est incroyable. Ne surtout pas manquer cette étape.

Visiter le lagune de Quilotoa

Mieux vaut venir le plus tôt possible dans la journée car vous aurez plus de chances de la voir le matin, elle est souvent dans les nuages l’après midi. Nous y étions assez tôt et nous avons très bien vu la lagune, par contre nous n’avons pu voir qu’un volcan à l’horizon, les autres étaient déjà dans les nuages. Le site est très exposé et il y avait un vent très fort quand nous y étions.

la lagune de Quilotoa

Pour profiter de la lagune de Quilotoa il existe plusieurs options:

  • L’option la moins fatigante : observer depuis le point de vue du village
  • Faire le tour de la lagune par un sentier franchement vertigineux par endroit. Le sentier monte et descend, ce sont de vraies montagnes russes, il faut donc compter de 4h à 5h pour faire le tour qui fait un peu plus de 10 km. Nous avons dû faire demi tour car il y avait beaucoup de vent, nous avions du mal à tenir debout et cela devenait dangereux. 
  • Du coup nous avons décidé de descendre dans la lagune. Il faut compter en gros  une heure pour descendre et une heure pour remonter si vous êtes en forme. Petit G a fait la remontée au pas de course en 20 minutes mais il est vraiment en forme. On nous avait dit de ne surtout pas utiliser les mules qui sont maltraitées (la montée coûte 10 USD) et nous pouvons le confirmer. Attention, la descente est assez glissante et la montée très raide. 
Informations pratiques
  • L’entrée au village et au site coûte 2 USD par personne. Mieux vaut voir la monnaie car ils disent qu’ils n’en ont pas et nous n’aurions autrement pas pu entrer. 
  • Le village n’existait pas avant l’arrivée du tourisme et il est absolument horrible,on ne vient ici vraiment que pour la lagune et je recommande vraiment de loger ailleurs. 

Que faire dans la région de Tigua et Quilotoa? 

La région de Quilotoa vaut également le détour, beaucoup de gens font la marche de Quilotoa sur trois jours mais il existe d’autres découvertes à faire dans le coin. Nous avons beaucoup aimé nos différentes activités:

  • Rendre visite à Julio Toaquiza, l’inventeur de la peinture de Tigua

Julio Toaquiza a inventé cet art symbolique en s’inspirant de l’art des indigènes du coin. Il est possible d’acheter dans son atelier une des peintures de l’artiste ou de ses enfants. Nous avons ramené un petit souvenir (38 USD pour une petite peinture d’un de ses enfants). On peut également acheter de beaux masques traditionnels dans son atelier.

la nature vers Tigua
les champs de quinoa
  • Découvrir le canyon du Rio Toachi

Nous sommes allés admirer le canyon du Rio Toachi deux fois. Une première fois en nous arrêtant au mirador El Toachi sur la route de Quilotoa (1 USD par personne) puis une seconde fois quand nous avons fait une boucle en voiture depuis Tigua en passant par Zumbahua. Nous nous sommes arrêtés à plusieurs endroits sur la piste car la vue est incroyable

canyon a côté de Quilotoa
canyon
  • Visiter un marché 

Si vous passez par là un mercredi ou un dimanche, le marché de Pujili qui a lieu tous les mercredis et dimanche matins est un arrêt idéal pour admirer les différentes ethnies de la région.

Où dormir vers la lagune de Quilotoa?

Gros coup de cœur pour notre logement situé à Tigua, non loin de Quilotoa, dans la Posada de Tigua. La Posada est une vieille ferme dans la famille depuis 5 générations, qui appartenait autrefois à un ancien président équatorien, Guillermo Rodriguez. Les descendants ont ouvert une maison d’hôte il y a environ 20 ans pour sauver la ferme car depuis la dollarisation il était impossible de survivre avec seulement la production de la ferme. 

N’arrivez pas trop tard car les propriétaires organisent une visite de la ferme vers 16H30 durant laquelle on a fait la traite les vaches, on a donné du sel aux animaux, on est monté sur un âne et puis on fait le fromage avec le lait de la ferme que l’on mangera le lendemain au petit déjeuner. L’accueil est très chaleureux, le dîner et le petit déjeuner super bons et complètement fait maison (beurre, pain, yaourt, dulce de lecce…). Compter 50 USD la nuit par personne en incluant le dîner et le petit déjeuner.

la lagune de quilotoa

Maintenant direction la région du Chimborazo

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Visiter l’Amazonie à Cuyabeno

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Cuyabeno

L’Amazonie d’Equateur ne possède que 3% de la forêt Amazonienne et pourtant c’est une très bonne option pour découvrir l’Amazonie et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord entre le parc de Yasuni et la réserve de Cuyabeno, il existe plusieurs zones bien protégées adaptées à la visite qui sont considérées comme étant parmi les zones les plus biodiverse du monde. De plus, comparés à d’autres points d’accès de l’Amazonie, l’accès depuis Quito est plutôt facile. Enfin, l’Equateur ayant une industrie du tourisme plus mûre que d’autres pays d’Amérique Latine, il existe plusieurs options avec des budgets et des expériences très différentes pour plaire à tous. 

En Amazonie, ne vous attendez pas à une forêt uniforme: la jungle est très variée avec environ 400 espèces d’arbre au kilomètre carré. Le sol est lui plutôt pauvre et la nourriture du coup n’est pas très variée. Les communautés locales se nourrissent surtout du manioc (que l’on ne peut plus voir en photo…), de bananes vertes et on oublie les légumes. Presque toute la nourriture des lodges est d’ailleurs amenée en pirogue et même le linge (drap et couvertures) ont voyagé avec nous pour pouvoir être lavés et séchés correctement, chose impossible sur place vu l’humidité. Une sacrée organisation!

papillons à Cuyabeno

Que choisir entre Yasuni ou Cuyabeno?

En Equateur, il existe deux options principales: la réserve de Cuyabeno ou le parc Yasuni. Les deux options sont très bien mais il existe quelques différences à connaître pour faire son choix. 

  • Cuyabeno est moins cher que Yasuni car un peu plus accessible mais surtout, j’ai trouvé, parce que les lodges chers et haut de gamme sont à Yasuni. D’ailleurs à l’aéroport de Coca tous les groupes d’Américains fortunés allaient à Yasuni. 
  • Il est censé être plus facile de voir des animaux à Cuyabeno car la région est faite de petites rivières et lacs, du coup on se déplace plus doucement et on est plus prêts du bord pour voir les animaux.
  • Yasuni peut être plus chaud et humide que Cuyabeno

Nous avons opté pour Cuyabeno en allant dans une région plutôt isolée de la réserve.

Combien de temps à Cuyabeno?

Nous y avons passé cinq jours et quatre nuits. On aurait pu passer une journée de moins mais c’était franchement agréable de ne pas courir vu la distance et la fatigue d’un tel voyage. Ne passez surtout pas moins de trois nuits sur place, vous le regretterez.

Comment se rendre dans l’Amazonie à Cuyabeno?

Pour aller à Cuyabeno deux options: le bus ou l’avion. En bus il faut compter 10H de bus pour rejoindre Lago Agrio suivi de plusieurs heures de voitures puis quelques heures de pirogue. En avion il faut aller à Coca, le vol dure 45 minutes. Il existe pas mal de vols car l’industrie pétrolière fait voyager son personnel en avion jusqu’à Coca. Nous avons choisi l’avion pour économiser du temps et de la fatigue mais sachez bien qu’ une fois arrivé à Coca il reste beaucoup de route à faire: 2H30 de route suivi de 3H30 de pirogue motorisée (et ça c’est quand l’eau est haute en hiver). Nous étions contents d’arriver. 

toucan en Amazonie

Depuis Coca, le trajet commence au milieu des exploitations pétrolières et des champs d’exploitation pour l’huile de palme, on est loin de l’image que l’on se faisait de l’Amazonie. Cela nous a permis de nous rendre compte de l’utilité des parcs et réserves, car les entreprises pétrolières, principalement chinoises, sont au pied des zones protégées. Heureusement, au fur et à mesure des heures les arbres sont devenus plus grands, plus denses jusqu’à notre arrivée à la rivière Cuyabeno où nous étions vraiment au milieu de nulle part dans la jungle pristine

Quand venir en Amazonie en Equateur ?

L’avantage de venir durant leur hiver (notre été, nous y étions en juillet) c’est que l’eau est haute du coup les trajets sont plus courts: un peu plus de 3h de pirogues contre 7h quand le niveau de l’eau est bas et que les bancs de sable et les arbres tombés gênent la circulation. La température n’était pas trop désagréable: il faisait chaud dans la journée au soleil mais la nuit était fraîche et agréable alors qu’en été il fait très chaud tout le temps. Enfin en hiver, l’eau a un ph plus acide du fait de la décomposition de matières organiques, du coup l’eau est propre et il n’y a pas de moustiques. Durant l’été (l’hiver pour nous) le ph baisse et les moustiques arrivent. Nous avions pris des médicaments anti malaria pour suivre les recommandations françaises mais nous aurions pu nous en passer car nous n’avons vu presque aucun moustique

papillons a cuyabeno

On peut voir, par contre, plus d’animaux en été lorsque l’eau est basse, en particulier les caïmans ou les anacondas. Durant notre séjour ils étaient cachés dans les parties inondées de la forêt et nous n’avons vu qu’un cayman bien caché. 

Que faire en Amazonie à Cuyabeno?

  • La pêche au piranha, 

Pour pêcher  les piranhas, il faut se poser dans un endroit calme dans un bras de rivière et mettre un bout de viande ou de poisson accroché à un crochet dans l’eau. Les garçons en ont pêché beaucoup et nous en avons mangé au dîner: un vrai délice. Leur réputation est injuste, il faut juste faire attention aux dents lorsqu’on enlève l’hameçon. Notre guide nous a dit qu’au Brésil, les piranhas attaquent car ils ont perdu leur milieu naturel avec la déforestation et n’ont plus ce qu’il leur faut pour se nourrir mais qu’en Équateur cette agressivité n’existe pas.

  • Observer les animaux

Nous avons principalement vu des oiseaux de toutes sortes (j’ai enfin pu voir un toucan), beaucoup de papillons grands et colorés et des singes dont les incroyables singes hurleurs d’une espèce différente de ceux qui nous réveillaient tous les matins dans le Choco en Colombie. Nous avons également eu la chance de tomber sur des dauphins roses d’eau douce et une otarie. Ne vous attendez pas à tomber sur des animaux toutes les 5 secondes, il faut ouvrir grand les yeux et quand même être très patient…

  • Observer les insectes
araignées à Cuyabeno

On les voit beaucoup mieux la nuit car c’est le moment le plus sûr pour eux pour sortir sans se faire attaquer par des prédateurs. Nous avons fait des petites marches de nuit tous les soirs pour les observer. Notre plus incroyable souvenir a été de tomber sur une tarentule gigantesque. Nous pensions ne jamais retomber sur une tarentule mais le lendemain matin petit A a trouvé une peau de tarentule qui avait mué dans son sac! Heureusement on sait maintenant que les tarentules n’attaquent pas les humains mais on sait aussi qu’il faut mieux mettre des chaussures pour aller aux toilettes…

  • Découvrir les peuples locaux

Le lodge est géré par des Kechua de Playa de Cuyabeno, une communauté sans doute descendue des Andes au temps des espagnols et installée depuis en Amazonie. Ils vivent désormais dans un petit village construit par le gouvernement, ce qui ne correspond pas du tout à leur mode de vie traditionnel et ils commencent à perdre leurs coutumes. 

Nous avons fini le séjour en campant à côté de la maison d’une famille Secoya qui vit de manière encore traditionnelle. Dans leurs tradition les hommes sont habillés avec des longues tuniques qui ressemblent à des robes d’hôpital et les femmes ont des jolies jupes colorées bleus. Il ne reste qu’environ 400 secoyas en Equateur…

  • Randonner dans la jungle 

Dans la jungle, pas vraiment de sentiers mais des pistes qui finissent souvent devant un arbre tombé qui bouche le passage. On se retrouve alors coincé et il faut créer une autre piste: cela nous est arrivé plusieurs fois et on a mis du temps pour pouvoir continuer… d’ailleurs à chaque sortie nous avions notre guide local manchette à la main pour nous faire un chemin sur l’eau comme sur la terre tellement la nature est envahissante.

Cuyabeno et sa foret
  • Découvrir les plantes incroyables

Il y en a tellement que nous n’avons pas tout mémorisé. Une des plus incroyables est le palmier qui marche qui peut se déplacer jusqu’à 20 mètres chaque année. On le repère tout de suite car l’arbre est sur des racines très hautes sorties de terre. Ces racines cherchent toujours le meilleur endroit pour l’arbre et du coup des nouvelles racines poussent sans cesse et permettent à l’arbre de se déplacer.

cuyabeno

La nature offre également pleins de traitements naturels, par exemple nous avons souvent vu une plante qui est une plante contraceptive. Les femmes en font une infusion au bon moment du mois et peuvent contrôler le nombre d’enfants qu’elles ont. Pour se protéger des moustiques il faut par exemple brûler un nid de termite, une protection parfaite. Bref si on est perdus dans la jungle il y a de quoi survivre mais il faut s’y connaître, nous ne pourrions pas durer très longtemps. 

  • Se baigner (et oui)

Nous étions en Amazonie à la bonne saison pour nous baigner dans la rivière Cuyabeno, les enfants ont adoré sauter des berges dans le fleuve avec les enfants du lodge, attention au courant qui est par contre très fort.

Quelques conseils importants en Amazonie

  • Ne rien toucher

Dans la jungle il ne faut rien toucher car on ne sait jamais ce qui peut nous piquer. Par exemple une fourmi Conga est atterri sur notre bateau en tombant d’un arbre… Elle était grosse mais nous n’aurions jamais pensé qu’elle était aussi dangereuse. Dès que notre guide l’a vu, il l’a vite évacué car elle pique et fait énormément mal au point de devoir aller directement à l’hôpital. Il y a quelques années, il nous a raconté qu’il a eu une touriste qui s’est faite piquée et il a filé le plus rapidement possible avec sa pirogue voire le médecin tellement la douleur était forte.

les oiseaux de cuyabeno
  • Faire attention aux petits animaux

Les animaux les plus dangereux ne sont pas ceux que l’on croit : dans l’eau ce n’est pas l’anaconda ou le cayman mais l’anguille électrique qui est dangereuse pour l’homme. Sur terre ce sont les insectes les plus dangereux: abeilles, fourmis…

  • Bien prévoir les bons vêtements

Ne faites pas comme nous, venez avec des T Shirts manche longs légers, il fait très chaud mais il vaut mieux être complètement couverts pour se protéger des bêtes. Les pantalons sont également indispensables ainsi que des bottes que votre lodge devrait vous prêter. Bien avoir aussi chapeau et crème solaire pour se protéger. De plus, il faut prévoir des habits séchant facilement car l’humidité est un vrai problème et il pleut souvent en Amazonie. Le lodge vous prêtera des vêtements de pluie, ce que nous avons bien apprécié quand nous avons dû faire 2H de pirogue sous la pluie battante.

Ou loger à Cuyabeno? 

Nous avons opté pour l’Aguas Negras Lodge (leur site et ici) après avoir fait pas mal de recherches. A Aguas Negras, nous étions seuls au lodge pendant notre séjour, ce qui est souvent le cas car la capacité maximale est de 10. De plus, chaque groupe a son propre guide. Un petit luxe très agréable surtout quand on est avec des enfants car la plupart des autres lodges accueillent 30 personnes et il faut du coup partir avec des inconnus sur les pirogues. Le lodge est également très investi avec la communauté et tous leurs employés viennent de la communauté juste à côté, sauf le guide anglophone. 

le lodge de cuyabeno

De plus Aguas Negras se trouve dans un coin de Cuyabeno où il n’y a qu’un autre lodge (le Waita Lodge qui semble pas mal non plus mais qui accueille beaucoup plus de monde) pas très loin. En 5 jours nous avons dû voir deux fois un bateau de l’autre lodge. Tous les autres lodges sont tous dans un autre endroit de Cuyabeno plus facile d’accès situé à 5h de bateau d’où nous étions. On a entendu dire que dans cette zone tous les lodges sont proches les uns des autres et que chacun a une grosse capacité du coup chaque fois que l’on voit un animal plusieurs bateaux rappliquent et il y a du coup moins d’animaux car ils sont dérangés.

cuyabeno

Cela a un prix car on a presque payé le double de ce que les autres lodges de Cuyabeno offrent comme tarif. Nous avons trouvé que cela les valait: vu l’environnement plutôt hostile, nous avons trouvé que c’était la bonne solution pour une famille avec des enfants et être seuls dans l’Amazonie était vraiment une expérience unique. Vous trouverez tous les informations et tarifs sur leur site

Coca: porte d’entrée de l’Amazonie équatorienne

Coca est la ville pour arriver en avion mais la plupart des gens partent directement en Amazonie et n’y séjournent pas. Au retour, notre avion étant le lendemain matin, nous avons eu la chance de découvrir Coca, élue à l’unanimité par la famille comme étant la pire ville d’Equateur. La ville est plutôt moche et ne respire pas la sécurité, nous ne nous sentions pas très à l’aise et nous ne nous sommes déplacés qu’en taxi  (à 1,5 USD le trajet, ne pas hésiter). 

les beaux oiseaux de cuyabeno

Le seul intérêt de Coca, selon nous, est son marché de produits de l’Amazonie connus pour leurs vertues. Je vous préviens ce n’est clairement pas un endroit fréquenté par les touristes étrangers mais pour les courageux comme nous, il se trouve juste à côté des stands de nourriture traditionnelle le long de la rivière. Nous y avons acheté un petit flacon de sangre de drago (2 USD la petite bouteille) pour guérir les plaies et ulcères cutanés et de l’aceite de ungurahua ( 20 USD la grosse bouteille) pour soigner la perte de cheveux de Kiwi. Coca nous a tellement déprimés que nous avons fini en mangeant au KFC! Pour loger à Coca nous avons dormi à Casa Blanca (pour réserver c’est ici), très basique mais pas cher avec la clim… par contre réveil matinale car l’hôtel est en face d’un élevage de poules.

la rivière noire de cuyabeno

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Quelques jours dans le nord de l’Equateur (Otavalo, Ibarra…)

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le marché d'otovalo

Après 5 semaines remarquables en Colombie (tous nos articles sur la Colombie sont ici) nous avons commencé notre séjour en Equateur en passant quatre nuits dans le nord de l’Équateur. Généralement les gens se posent vers Otavalo mais n’ayant pas trouvé un truc qui me plaisait, j’ai jeté mon dévolu sur la maison de Raul et Nancy dans la communauté Kichwa de San Clemente sur les hauteurs de Ibarra. Une très bonne décision qui nous a permis de commencer notre découverte de l’Equateur sur une très bonne note. 

Un séjour dans une famille Kichwa Karanqui à San Clemente 

Après notre séjour bien rempli en Colombie nous avions envie de nous poser quelques jours dans cette communauté qui compte 200 familles soit environ 2000 personnes. Nous avons participé un peu à leur vie tout tout en effectuant quelques visites de la région… sans oublier les nombreuses séances de foot sur le terrain du village. Ces 4 jours ont été une véritable pause dans le voyage et nous en gardons un très bon souvenir, surtout les enfants pour qui ce séjour reste un des leurs meilleurs moments en Equateur. Qu’avons nous donc fait dans une famille Kichwa pendant 4 jours…

Notre maison à San Clemente
  • Nous nous sommes occupés des animaux de la famille. Nous avons descendu et remonté du champ les lamas de la famille. Les lamas ne sont pas des animaux faciles à gérer, ils n’étaient absolument pas motivés pour marcher et les enfants ont dû les tirer toute la montée… un sacré caractère de cochon ses lamas… Les enfants ont trait une des vaches de la famille pour la première fois de leur vie et ils sont franchement plutôt doués. Ils ont également pu monter à cheval pour emmener les animaux au pâturage
les lamas à san clemente
Pas facile de gérer les lamas
  • Nous avons découvert, chez la sœur de Nancy, la fabrication d’objets en laine de mouton, d’alpaca ou encore lama. Le processus est assez simple:  on nettoie la laine pour enlever les impuretés, on l’étale dans la forme désirée, on la mouille puis on la presse pendant plusieurs heures avant de la faire sécher. C’était une expérience sympa mais le résultat n’était pas vraiment à notre goût…
La traite des vaches à San Clemente
  • Nous avons visité leur jardin médicinal avec Eddie, le fils de la famille. Il nous a appris quelles étaient les plantes pour pallier aux maux de ventre, de tête mais aussi quelles feuilles étaient historiquement utilisées comme pansement, colle ou encore papier toilette… c’était vraiment super intéressant 
  • Nous avons goûté à la nourriture traditionnelle et en particulier au cochon d’Inde. Nancy est allée en tuer un pour nous le préparer, on ne peut pas faire plus frais. Le cochon d’Inde ne restera pas un grand souvenir culinaire. Il y a très peu de viande et la viande est plutôt élastique… mais les Équatoriens adorent ça et le cochon d’inde est un mets très cher dans un restaurant.
Cochon d'inde en Equateur
Le fameux cochon d’Inde
  • Jouer au foot dans le jardin ou sur le terrain du village. On avait besoin de se poser un peu et les enfants en ont profité pour faire pas mal de foot avec leur ballon fabriqué en Colombie.

Vous pouvez faire bien d’autres choses avec eux notamment de la marche car ils peuvent emmener leurs clients au sommet des différents volcans de la région… avec petit J cela était difficile cela sera donc pour une prochaine fois. 

La maison de Raoul et Nancy est simple mais très mignonne. Pour réserver c’est ici. La cuisine de Nancy est incroyable, tout est bio et délicieux du coup nous avons autant que possible mangé chez eux. Les repas sont en plus du logement et nous ont coûté 6 USD par personne, le petit déjeuner est de 4 USD par personne… Nous avons eu recours à Raul pour nous récupérer à l’aéroport (70 USD pour venir nous prendre, ce qui est très bon marché) et nous emmener en balade dans sa voiture et c’était beaucoup moins cher que louer une voiture.

Raoul et Nancy nos hôtes
Raoul et Nancy

Ce fut l’occasion de discuter et de comprendre comment vivent les Kichwa. Voici quelques informations intéressantes sur leur vie: 

  • Leur langue maternelle est le Kichwa mais ils parlent aujourd’hui tous l’espagnol qu’ils ont appris à l’école. Seule la grand-mère n’était pas capable de le parler. On a observé un véritable regain d’intérêt, chez les jeunes, pour leur culture Kichwa. Par exemple, leur fils Eddie qui étudie pour être maître d’école souhaiterait changer son nom pour avoir un nom Kichwa.
  • La communauté est très importante pour les Kichwa. Les gens ne partent que très peu vivre en ville et préfèrent rester dans la communauté. Le concept de communauté revenait sans cesse dans nos discussions et nous avons pu observer un vrai système d’entraide:  on s’aide pour construire les maisons, toute la communauté à contribuer à construire la route qui dessert le village…
  • La fête la plus importante de l’année, que nous avons manqué de quelques semaines, est le 25 juin. On y danse pour faire partir toutes les mauvaises choses et mauvais esprits de l’année
  • Chose à savoir: pour demander une fille en mariage il faut apporter à son père tout pleins de choses donc un certain nombre de cochon d’inde, au moins 12 mais dans l’idéal 50 si on peut se le permettre… 

Que faire dans la région d’Otavalo? 

Le nord de l’Equateur n’est pas aussi impressionnant que la partie centrale du pays, du coup je recommande d’y aller au début du séjour. C’est une région volcanique avec de nombreuses communautés indigènes qui font son charme.

L’impressionnante lagune de Cuicocha 

la lagune de Cuicocha en Equateur

J’ai vraiment eu du mal à prendre une bonne photo pour vous donner une idée de cette lagune. Elle est gigantesque avec des îles au milieu et beaucoup plus belle en réalité. On peut en faire le tour sur un bon sentier de 12 km. Je n’étais pas très en forme ce jour là du coup une partie de la famille a profité des vues pendant que Kiwi et petit G ont fait le tour entier en en temps record. Même si elle n’est pas aussi belle que la lagune de Quilotoa, que nous verrons quelques jours plus tard, elle vaut vraiment le détour selon moi.

la lagune de çuîcocha
la lagune de çuîcocha

Le parc des condors

Juste à côté d’Otavalo se trouve le parc des condors, un parc ayant pour vocation de s’occuper des vautours ayant besoin d’aide pour les soigner et, si possible, les relâcher. C’est une association à but non lucratif qui souhaite sensibiliser les gens au sort de tous ces oiseaux. Nous avons trouvé la démonstration sympa mais malheureusement on voit principalement voler que des petits oiseaux. La visite du parc est quant à elle super intéressante avec toutes sortes d’oiseaux tous plus impressionnants les uns que les autres. Une visite qui vaut vraiment le détour..

le parc des condors à Otovalo
le parc des condors à Otovalo
le parc des condors à Otovalo
le parc des condors à Otovalo
le parc des condors à Otovalo
le parc des condors à Otovalo
Informations pratiques
  • A l’écart de la ville, s’y rendre en taxi si vous n’êtes pas motorisé
  • Entrée 6 USD pour plus de 11 ans, sinon 3 USD
  • Démonstration de vol  à 11H30 et 15H30 du mercredi au dimanche
  • Pour plus d’info direction leur site internet https://www.parquecondor.com 

Le marché d’Otavalo

Le marché d’Otavalo est connu pour être le marché d’artisanat d’Equateur et pour tout dire on a été plutôt déçu. Le marché est ouvert tous les jours mais le samedi il est beaucoup plus étendu et il attire les locaux. Nous avons donc fait en sorte de venir un samedi mais nous avons trouvé que l’artisanat était peu original, pas forcément donné et on se demandait à quel point tout ne venait pas de Chine. Nous n’avons acheté que des maillots de foot de l’équipe d’Equateur pour les enfants, c’est pour dire…  Le samedi, il y a beaucoup de monde donc beaucoup de kichwas en tenue traditionnelle (qui n’apprécient pas être pris en photo) mais aussi beaucoup de touristes.. Bref je ne recommande vraiment pas d’aller dans le nord juste pour ce marché, plutôt à voir en passant. 

petit repos au marché d'otovalo
Nous en avons profité pour manger un peu plus Européen pour une fois en allant à la Cosecha Coffee & Bakery, que pour le coup je recommande vraiment.

Le village de Cotacachi est ses cuirs

Un rapide passage à Cotacachi, village spécialisé dans la fabrication d’objets en cuir, nous a également un peu déçus. On y trouve, dans certains magasins, des objets qui ont vraiment l’air d’être de qualité mais vu les prix nous n’avons rien acheté. Il faut compter 20 USD minimum pour une ceinture. Le village en lui même n’a rien de spécial

condor dans le nord de l'équateur

Ce début de voyage en Equateur nous a vraiment beaucoup plus et permis de nous poser dans une famille géniale. Si vous n’avez qu’un temps limité en Equateur, je recommanderai par contre de plutôt se concentrer sur les Andes, Cuenca et Puerto Lopez.

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Faut-il aller au désert de Tatacoa?

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le désert de Tatacoa

Après les beaux villages au frais dans les montagnes de la région au nord de Bogota (Barichara, Mongui et Villa de Leyva), gros changement de décor en prenant la direction du sud de la Colombie. Nous arrivons dans le désert de Tatacoa où il fait 36 degrés, quelle chaleur! Contrairement à tous les beaux villages que nous avons pu voir en Colombie jusqu’à présent, le village de Villavieja n’est pas du tout charmant au point de nous demander si nous avons pris une bonne décision de venir ici… Alors Tatacoa, ça vaut le coup? Tout est dans l’article…

le désert de Tatacoa, marche dans la partie rouge

Qu’est ce que le désert de Tatacoa?

Malgré son nom, le désert de Tatacoa n’est en fait pas un désert mais une forêt tropicale sèche. Le soi- disant désert se situe entre deux chaînes de montagnes très vertes et humides et a dû s’assécher durant la création des Andes qui a dû changer le cours d’eau des rivières de la zone. Du coup cette  zone très sèche est très intéressante pour les paléontologues qui y trouvent des trésors. Le nom de Tatacoa vient des nombreux serpents à sonnette qui y habitent car les formes créées par le paysage rappellent celles du serpent.

vue au coucher du soleil du désert de Tatacoa

Tatacoa est connu pour ses couleurs, ses formations étranges et ses nombreuses variétés de cactus toutes plus photogéniques les unes que les autres. Ne vous attendez pas à un immense désert, la zone photogénique avec ses formations est relativement petite mais de toute beauté. Le désert présente deux zones distinctes: le désert rouge et le désert gris

Le désert rouge de Tatacoa

La zone rouge est la partie la plus belle de Tatacoa avec ses différents cactus, ses dédales et ses différentes variations de rouge. C’est la zone à laquelle il faut consacrer le plus de temps. Nous y sommes allés deux fois: une première fois pour admirer le coucher du soleil depuis le point de vue, une deuxième fois tôt le matin pour s’y promener. Attention il faut partir le plus tôt possible pour ne pas souffrir de la chaleur et être au calme. 

Le désert de Tatacoa
Le désert de Tatacoa

Nous avons marché pendant environ une heure, on a trouvé cela un peu court donc je vous suggère de trouver quelqu’un qui puisse vous faire marcher plus longtemps. On a été impressionné par la grande variété de cactus dont certaines variétés qui poussent depuis très longtemps, il faut dire que dans un tel environnement tout pousse très très doucement. Les enfants ont d’ailleurs goûté les fruits d’un des cactus qui ressemble un peu à un piment mais dont le goût se rapproche de la tomate. 

Informations pratiques
  • Attention aux petits moustiques qui m’ont dévoré, bien mettre un pantalon malgré la chaleur pour se protéger. Ces moustiques sont particulièrement coriaces, les piqûres m’ont gratté pendant plus d’une semaine.
  • Normalement un guide est obligatoire pour aller dans le désert rouge. C’est d’ailleurs sympa d’avoir des explications sur le désert, sa faune et sa flore… mais si vous n’en prenez pas sachez qu’il est quand même un peu difficile de se perdre car on voit tout le temps les miradors vers lesquels revenir. 
  • Venir le plus tôt possible pour ne pas souffrir de la chaleur car il fait très très chaud
  • Restez bien dans les sentiers pour préserver cet environnement exceptionnel, on oublie les photos souvenirs qui détruisent l’environnement

Désert blanc et baignade à Tatacoa

Apres le désert rouge, direction le désert blanc, la ballade ici sur le chemin de Los Hoyos est rapide et moins impressionante que le désert rouge. Il faisait tellement chaud que les enfants ne rêvaient que d’une chose: aller se baigner dans la piscine. Si vous voulez marcher plus longtemps vous pouvez faire la la vallée de los Xilopalos 

la partie blanche du désert de Tatacoa
la partie blanche du désert de Tatacoa

La piscine la plus connue se situe à la fin de la ballade de Los Hoyos. Quand on y est arrivé on crevait tellement de chaud qu’on avait qu’une envie: sauter dedans… on s’est quand même demandé comment il était possible d’avoir des piscines au milieu de ce désert. Nous avons donc appris que les piscines prennent l’eau d’une rivière souterraine et la renvoie dans la rivière (un peu moins naturelle vu les produits dans la piscine…). 

la partie blanche du désert de Tatacoa
la partie blanche du désert de Tatacoa
L’entrée est de 10 000 COP par personne. Quand nous sommes arrivés, elle était vide du coup c’était très sympa de se baigner mais une heure plus tard c’était blindé de touristes bruyants et franchement pas top… Il est vraiment important de se lever tôt pour se promener sans trop souffrir de la chaleur (3ème répétition) mais aussi pour arriver à la piscine avant le monde.  

Voir les étoiles au désert de Tatacoa

Le désert de Tatacoa est également connu pour être un endroit idéal pour observer les étoiles: le ciel est censé être très clair bien que j’ai trouvé qu’on voyait quand même les lumières de Nieva au loin. Nous sommes allés dans l’observatoire Astrosur (à 19H, entrée 10000 par personne) où un des astronomes le plus connu de Colombie (appelé Javier Fernando Rua Estrepo) nous a tout expliqué sur les constellations, les étoiles, les planètes en utilisant un laser pour bien montrer ce dont il parle. On était allongé dans l’herbe synthétique en écoutant ses explications, c’est très sympa. Malheureusement tout est en espagnol et vu notre niveau d’espagnol on n’a pas tout compris. 

désert de Tatacoa

Ce que l’on a moins aimé, c’est la deuxième partie de soirée qui consiste à observer le ciel grâce à des télescopes. Il y en avait trois sur la lune et les trois autres sur des étoiles mais ce qu’il y avait surtout c’était une énorme queue devant chaque télescope pour voir quelque chose, du coup cela a pris pas mal de temps… on ne s’attendait pas à une telle foule et on a trouvé que ça faisait un peu usine. On a beaucoup mieux aimé notre expérience pour observer les étoiles au Chili à San Pedro. L’autre option, si vous voulez vivre l’expérience en anglais ou en français est d’aller au Observatorio Astronomico Vyctoriastars. 

Comment visiter le désert de Tatacoa?

L’accès à Tatacoa se fait depuis Neiva qui possède un aéroport. Depuis l’aéroport le transfert privé coûte 180 000 COP et dure 1h pour rejoindre Villavieja. Il est également possible de prendre un bus et si votre bus arrive du nord, vous pouvez vous faire poser non loin de Villavieja à Aipe , vous n’aurez plus qu’à prendre le bac pour traverser la rivière.

Une fois à Villavieja, le désert est à côté de la ville et vu la chaleur je vous conseille de prendre soit un chauffeur, soit un tuk tuk pour visiter, j’oublierai le vélo…

désert de Tatacoa
desert de tatacoa

Nous y sommes allés deux fois

  • Le premier soir on est allé voir le coucher du soleil (bien partir vers 17H) puis direction l’observatoire juste à côté. Le transport pour nous amener, nous attendre et nous ramener coûtait 100 000 COP pour 5.. 
  • Le deuxième jour, on est parti tôt pour partir faire le tour du désert (60 000 personnes en espagnol). Nous avons commencé par le désert rouge suivi du blanc pour finir à la piscine. J’aurais aimé passer un peu plus de temps dans le désert rouge mais sinon c’était très bien. 

Il existe une autre option de visite en anglais avec une journée super remplie: départ à 8H et retour à 20H30 après l’observatoire qui coûte au total 120 000 COP par personne.. C’était trop long pour nous vu la chaleur avec les enfants et nous avons profité des matinées et des soirées et nous nous sommes reposés durant la journée. 

Bonnes adresses à Villavieja pour manger et loger

Après tous ces beaux villages colombiens, Villavieja fait tache car le village n’est vraiment pas beau. Cependant, cela reste la meilleure option pour un séjour confortable car les options dans le désert sont très rustiques… et puis on est un peu coincé dans son logement. 

Nous avons dormi au Colonial Villavieja qui est la meilleure option de Villavieja (pour réserver c’est ici): un super rapport qualité prix car l’hôtel a la clim dans les chambres et une piscine. Il faisait 36 degrés lors de notre séjour, je vous recommande vraiment de prendre un hôtel avec la clim.

désert de Tatacoa
désert de Tatacoa

Pour manger, le choix est également limité. Le Restaurante Salsipuedes sur la place principale est notre seul vrai coup de cœur. Notre guide nous avait recommandé d’y aller et elle avait bien raison car les plats étaient vraiment bons. Nous avons également testé le Restaurante Cafe Bar Sol del Desierto, un peu moins bon mais avec un pichet de limonade fait maison très appréciable vue la chaleur. Enfin La pizzeria Master Pizza ne paie pas de mine mais pourtant les pizzas sont pas mal. Attention le restaurant n’est ouvert que le soir.

Conclusion le désert de Tatacoa: vas y ou vas y pas?

le desert de Tatacoa

Avant de faire le chemin pour venir à Tatacoa, il est important de savoir que le désert est petit, nous sommes loin des parcs américains comme Bryce Canyon. Au-delà de la taille j’ai trouvé le désert très photogénique et, malgré la chaleur, nous avons aimé cette étape. Après Tatacoa nous sommes allés à TierraDentro puis à San Agustin, nous ne sommes donc pas allés dans cette partie de la Colombie juste pour Tatacoa. Je ne conseillerai pas d’y aller si vous ne visitez pas d’autres lieux dans le Sud, vu les distances et l’état des routes on met très longtemps pour voyager en Colombie et je ne trouve pas que Tatacoa tout seul vaut le coup de venir juste ici. Si vous allez après à TierraDentro et Saint Agustin, foncez, cela fait une bonne combinaison de très beaux lieux.

le desert de tatacoa

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Mongui et son paramo

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paramo de Mongui

Après la chaleur de Barichara (et la très longue route en voiture depuis Barichara), l’arrivée à Mongui nous refroidit directement: ici on est à 2900 mètres et il fait frais, voire très frais la nuit. Nous avons l’impression de changer de monde: nous sommes arrivés dans une partie de Colombie où les indiens natifs, qui appartiennent au peuple Muisca, dominent. Ils sont tous d’ailleurs vêtus d’une espèce de poncho pour se protéger du froid et nous avons sorti pour la première fois nos anoraks. 

Mongui
Mongui

Visiter le village de Mongui

Mongui est assez isolé dans les montagnes et nous avons découvert, à notre grande surprise quand nous avons pénétré dans le vieux village, que Mongui est un village avec une place gigantesque ainsi qu’ une basilique avec un grand couvent, assez étonnant quand on voit la taille du village. En fait Mongui étant un des centres importants pour évangéliser la population Muisca, les franciscains furent mis à contribution. En témoigne d’ailleurs un des emblème du village: le pont Calicanto construit pour amener les matériaux pour la construction de la basilique et du couvent. Ce pont, et Mongui, était également sur un des chemins commerciaux Muisca qui fut également utilisé par les Espagnols… On ne vient donc pas à Mongui juste pour son Paramo ou ses ballons de foot mais aussi pour son centre vraiment charmant et plein d’histoire. 

Mongui
Mongui
Mongui
Mongui
Nous avons fait une visite guidée de la ville très intéressante, le guide était super sympa et nous a tous passionnés. Attention la visite n’est possible qu’en Espagnol. Vous pouvez contacter Turisteando et parler à Natalia sur whatsapp (+57 301 2172184). La visite coûte 20 000 COP par personne 

Mongui: le village des ballons de foot

Mongui a une spécialité un peu étonnante: la fabrication du ballon de foot. Dans les années 30, un habitant de Mongui découvre la fabrication de ballon de foot durant son service militaire au Brésil. Il revient au village avec ce savoir faire, le passe à ses concitoyens et depuis Mongui produit des ballons de foot. Du coup, nous sommes allés dans un atelier de fabrication pour en faire un nous même. Et bien je peux vous dire que ce n’est pas facile! Faire coïncider des formes sur un ballon rond nécessite une grande patience et une grande précision, la patronne de l’atelier a dû nous aider un peu et nous étions très contents du résultat. 

Mongui et ses ballons de foot
Mongui et ses ballons de foot
Mongui et ses ballons de foot
Nous avons utilisé une petite agence locale pour organiser notre visite à l’atelier de fabrication de ballon, la même agence que pour notre visite de Mongui (coordonnée plus haut dans l’article). Faire un petit ballon que vous emportez avec vous coûte 25 000 et un gros ballon 60 000. Compter 2h pour le faire. Nous l’avons fait dans un petit atelier très sympa appelé la Fabrica de ballones Elite. 

Informations pratiques pour organiser son séjour à Mongui

Les options logement sympas sont assez limitées à Mongui, après pas mal de recherches, je vous recommande deux superbes adresses. 

  • Pour une famille, un des meilleurs logements de la Colombie pour nous: une grande maison très belle louée par une famille hyper sympa. Le rapport qualité prix est excellent, je vous recommande à fond. Pour réserver c’est ici.
  • Si vous êtes un plus petit groupe, un couple franco-colombien a ouvert l’auberge Celavi qui remporte un franc succès (pour réserver c’est ici)
Mongui
Mongui
Mongui

La sélection de restaurants est limitée mais nous avons trouvé quelques options sympas: 

  • Manger des crêpes au café Amor qui sont étonnamment bonnes
  • Manger des pizzas a Dipisa, les pizzas sont les meilleures que nous ayons mangé en Colombie et le site est vraiment mignon juste à côté du pont. Je recommande d’y aller à midi pour manger dehors et profiter du site de jour. 
  • Boire un coup ou manger un gâteau sur la place principale au Café en grano. Ils ont des bancs devant leur café où il est agréable de s’asseoir pour regarder ce qui se passe sur la place.
Attention pas de distributeur automatique à Mongui, prévoyez tout ce qu’il faut. De même, si vous voulez vous faire à manger ou faire des piques niques, mieux vaut faire des courses avant Mongui car les petites supérettes ont une sélection très limitée

Le Paramo de Mongui 

Mongui est très connu pour le Paramo de Oceta-Siscunsi situé juste à côté. Un paramo est un écosystème montagneux situé entre 3,000 et 4,500 mètres d’altitude dans les pays situés non loin de l’Équateur. On y trouve des plantes très spéciales qui se sont adaptées à ces conditions hostiles et ne poussent que là. Si vous êtes intéressé d’en apprendre plus sur les paramos, ce site est intéressant.

Paramo de Mongui

Le paramo d’Oceta tient son nom d’une princesse Muisca, appelée Oceta, qui vécut au moment de l’arrivée des conquistadors. Son amoureux alla se battre pour défendre Sogamoso et y mourut. Complètement effondrée, elle monta au paramo pour se changer en Condor. Le paramo porte désormais son nom.

Paramo de Mongui

Le Paramo de Mongui est à presque 4000 mètres d’altitude et comme nous voyageons avec un enfant de 5 ans, la grosse rando depuis Mongui (à 2900 mètres) n’était pas possible… et de toute façon elle était fermée lors de notre visite comme elle l’est souvent du fait de conflits avec les propriétaires des terres. Nous avons opté pour le plan B spécial enfants. Cette option nécessite un peu de voiture et nous fait découvrir le côté Siscusi. Cela nécessite un peu de voiture mais nous en avions pris pleins les yeux et marché seulement 7 km et fait 300 m de dénivelé. L’autre plan B, quand la montée depuis Mongui est fermée, est de monter depuis la lagune noire. 

Paramo de Mongui
Paramo de Mongui
paramo de Mongui
paramo de Mongui

Le jour où nous sommes allés au paramo les conditions météo n’étaient pas idéales: brouillard, vent, pluie mais heureusement aussi de temps à autre un rayon de soleil… Prévoyez vraiment des vêtements chauds. Nous avons eu l’impression d’atterrir sur une autre planète avec des plantes que nous n’avions jamais vu de notre vie et malgré le temps, on s’en souviendra longtemps.

Maria, une indienne de Mongui, a été notre guide. Elle était vraiment sympa et nous a tout appris sur les plantes du coin. Vous pouvez la contacter sur Whatsapp au +57 313 4798492). Le coût est de  50 000 COP par personne.
Paramo de Mongui

Petit bonus: l’Hacienda El Salitre

Non loin de Mongui, juste à côté de Paipa, un arrêt très sympa dans la belle Hacienda El Salitre (pour réserver c’est ici) pour aller se baigner dans leur piscine d’eau thermale. Pas besoin de dormir à l’hacienda pour en profiter, l’hacienda offre la possibilité de juste venir profiter quelques heures de la piscine (plus d’informations ici) . Une superbe expérience très relaxante dans une vieille hacienda historique au cadre superbe où Simon Bolivar a séjourné. Nous y avons également déjeuné mais nous avons été déçus par la nourriture.

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Découvrir le Choco depuis Trigana

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La région du Choco n’est clairement pas la première destination à laquelle on pense lors d’un séjour en Colombie: la région est plutôt difficile d’accès et jouit encore d’une réputation dangereuse auprès du Ministre des affaires étrangères car ce fut une zone où la guérilla fut très présente. Pour couronner le tout, la zone est une plaque tournante du trafic de drogue ainsi qu’un haut point de passage pour l’immigration clandestine vers les Etats Unis (on en parlera plus tard). Mais depuis les accords de paix la partie du Choco où nous étions est sûre et c’est  Arnaud, qui tient une auberge à Trigana (sur la côte Caraïbes du Choco), qui nous a convaincu de visiter cette région dont il est tombé amoureux et nous ne l’avons pas regretté.

Au Choco on est dans la jungle du Darien, l’une des forêts vierges les plus vastes de la région, qui sépare l’Amérique du Nord de l’Amérique du Sud. Il est possible de traverser tout le continent Américain par la route, sauf la zone de la jungle du Darien où aucune route n’existe… Le Darien coupe le continent en deux. En plus d’être isolé, en arrivant au Choco depuis la région de Medellin, on a l’impression de se retrouver sur un autre continent car la population est en majorité afro-colombienne. Ce sont souvent des descendants des anciens esclaves de Carthagène qui ont trouvé refuge dans cette partie de la Colombie. Bref une destination qui nous a vraiment dépaysé durant notre voyage en Colombie.

trigana choco Colombie

Découverte du Choco à Trigana

A Trigana, nous sommes  chez Arnaud dans l’auberge Treegana (pour réserver c’est ici). Aller chez Arnaud se mérite car il faut faire entre 5 à 6h de route depuis Medellin pour arriver à Turbo où l’on prend le bateau pour rejoindre Trigana. Il faut alors compter un peu plus d’une heure de bateau (et bien se renseigner sur les horaires car il y en a seulement quelques-uns chaque jour) puis, une fois à Trigana, il reste encore un kilomètre de marche pour arriver au milieu de nulle part dans la jungle. L’équipe de Treegana pourront vous aider pour organiser le voyage. 

A Treegana, on change de monde, on est au milieu de la jungle et on est réveillé le matin par le bruit des singes hurleurs, ceux-là font un bruit proche du cochon égorgé, unique comme réveil matin. 

choco Colombie
choco Colombie
choco Colombie
choco Colombie
choco Colombie

Nous avons découvert la jungle grâce à un circuit réalisé par Arnaud. On y a vu pleins de singes différents, des grenouilles venimeuses et non venimeuses, des grillons bleus, des fourmis portant des feuilles énormes pour leur taille… par contre le jour où nous y étions ni toucan, ni paresseux, ni jaguars qui sont quand même rares. Ce qui n’est pas rare ce sont les serpents, donc il faut bien mettre  des bottes en caoutchouc pour se protéger. Et, bonheur, joie, pour récupérer après la chaleur de la jungle, Treegana possède une jolie piscine d’eau fraîche. 

Nous avons également fait de nombreuses activités avec les gens du village: 

  • Nous sommes allés pêcher en mer avec un de leur voisin. Ici la pêche se fait à la plombée et chance du débutant, j’ai pêché trois poissons (2 chinos et un poisson scorpion) alors que le reste de la famille est revenu bredouille…
  • Les hommes de la famille ont joué au foot avec les gamins du village… il y a du niveau à Trigana, les franco-néo zélandais ont eu du fils à retordre..
  • Nous avons fabriqué des bracelets en perles avec une indienne du village. Vous pouvez d’ailleurs acheter certaines de ses créations, elle a appris toute seule ce qui est impressionnant.
trigana choco Colombie
trigana choco Colombie

Découvrir le reste du Choco caribbéen. 

Après quelques jours à Trigana, nous sommes partis découvrir la région à Playa Soledad puis à Playona.

Un peu de luxe à Playa Soledad

playa soledad
playa soledad

Playa Soledad est sans doute le seul hôtel un peu luxueux du Choco. Ici plage de sable blanc, très bon snorkeling (lorsque la mer n’est pas agitée, nous n’avons pas pu tester), clim dans la chambre et une piscine avec toboggan (les enfants n’en croyaient pas leurs yeux). L’hôtel appartient apparemment à un narcotrafiquant (tout semble leur appartenir dans la région) qui a du avoir un peu la folie des grandeurs pour construire cet hôtel ici car l’hôtel dépend de l’électricité de la petite bourgade d’Acandi où l’électricité n’est pas une chose très stable. Du coup à notre arrivée il n’y avait pas d’électricité depuis 5 jours et le toboggan n’a pu fonctionner que quelques heures en utilisant le générateur… les enfants étaient fous…

L’accès se fait seulement par bateau, le lieu est très sympa pour se reposer un peu par contre la nourriture n’est franchement pas top. Pour les contacter c’est ici.

Les incroyables tortues luth de Playona

On quitte le luxe de Playa Soledad direction Playona: ce voyage fut épique car la mer était agitée. Nous étions prévenus et tout le monde était en maillot de bain avec nos sacs dans des sacs poubelles pour ne pas se faire tremper. Les problèmes commençèrent lorsque le bateau refusa de nous poser à Playona: la plage est connue pour être difficile et vu les conditions il ne voulait pas tenter le coup. Nous avons donc eu l’honneur d’être déposés à Acanti et traverser la bourgade sur une charrette tirée par un cheval. Le plan B était d’ensuite prendre une moto puis de marcher dans la boue… il faisait chaud, petit J était crevé, ce n’était pas possible… heureusement le proprio de notre logement à Playona, qui y est né et connaît bien la plage, a accepté de nous emmener avec son bateau… Autant vous dire que j’ai été pas mal stressée jusqu’à être sur la terre ferme. On m’avait donné en plus le seul gilet de sauvetage pour pouvoir m’occuper de petit J au cas où… Contactez Arnaud il saura vous aider à arriver à Playona… en espérant la mer sera moins agitée

Alors pourquoi se casser la tête pour aller à Playona? Pour admirer la ponte des tortues luth ainsi que voir leurs bébés sortir de leur nid enfouis dans le sable pour aller vers la mer.  Les tortues luth vivent jusqu’à 120 ans et sont les plus grosses du monde: elles peuvent mesurer jusqu’à 2m20 à l’âge adulte. Celle que nous avons vu mesurait environ 1m40. Elles sont en danger de disparition du fait de tout le plastique dans l’océan qu’elles mangent. Les tortues parcourent chaque année des milliers de km entre les sites où elles se nourrissent (dans les eaux froides) et où elles pondent (sous les tropiques), qui est l’endroit où elles sont nées. Une fois arrivées sur leur lieu de naissance, les tortues montent suffisamment sur la plage pour que le nid soit à l’abri des marées, déblaient le sable et creusent avec leurs pattes arrières un trou pour y pondre. Elles le rebouchent alors soigneusement et, effacent leurs traces avant de repartir vers l’océan. Elles pondent des gros œufs viables et d’autres petits qui permettent de créer des poches d’air pour les petites tortues qui mettent jusqu’à 5 jours pour sortir du sable. Elles en pondent environ 100 à la fois qui mettront entre 60 et 70 jours pour éclore. Lorsqu’ils sortent du sable les bébés sont attirés par la lumière qui se reflète sur l’eau, il ne faut donc surtout pas éclairer sinon ils se dirigent vers vous… Assister à tout ce processus était incroyable..

La saison commence en Avril et finit en Août mais la meilleure saison pour les voir est en Juin, pile quand nous y étions.  Les tortues s’observent de nuit car les bébés sortent du sable juste après le coucher du soleil et les tortues viennent pondre pendant la nuit. Il faut donc loger sur place. Les endroits sont assez rustiques mais la Posada ecoturística la mona était très bien pour une nuit.

choco Colombie
choco Colombie

En tout cas, quelle expérience extraordinaire de voir ces énormes animaux pondre et leurs bébés tortues courir aussi vite que leurs petites jambes leur permette vers la mer! Cela valait l’arrivée un peu chaotique…

Comment se rendre sur la côte caribéenne du Choco

choco Colombie
Notre bateau pour arriver à Playona

Pour rejoindre le côté caraïbe du Choco, il n’existe aucune route. Il faut donc soit prendre le bateau depuis Necocli ou Turbo, soit prendre le minuscule avion pour Acandi (depuis Medellin). Si vous optez pour les bateaux ils partent le matin donc il faut bien s’organiser et se renseigner sur les horaires car ce ne sont pas vraiment des villes où on a envie de rester… L’équipe de l’hôtel Treegana pourra vous donner toutes les informations nécessaires.

Une fois sur place, pour les petits déplacements, ce sont les locaux qui vous emmèneront sur leur bateau. Leurs bateaux ne sont plus des speed boat mais de petits bateaux de pêche et du coup si la mer est un peu agitée, vous allez vous faire tremper. Bien penser à prévoir des sacs poubelles pour protéger les sacs et se mettre en maillot de bain avant de monter dans le bateau pour ne pas avoir toutes ses affaires trempées. Pour l’avoir vécu, on se prend des vagues sur la tête et comme le Choco est humide, rien ne sèche vraiment bien. 

Les migrants et la jungle du Darien

Petite parenthèse un peu moins rose mais qu’il faut connaître et que vous remarquerez une fois sur place. Cette zone doit être traversée par les migrants pour se rendre aux Etats Unis.  Ils arrivent en Colombie et butent face à la seule partie d’Amérique où il n’y a pas de route et doivent marcher plusieurs jours dans la jungle pour arriver au Panama. C’est la partie la plus dangereuse du voyage vers les Etats Unis, surtout une fois au Panama quand  les narcos colombiens ne sont plus là pour le protéger. Il y a beaucoup de viols, des gens meurent d’épuisement…. bref nous sommes ici en vacances, eux étaient au même port que nous mais par désespoir… cela fait réfléchir. Nous avons d’ailleurs fait une marche dans une communauté en Equateur, quelques semaines après notre séjour au Choco, avec un guide local dont le fils, la belle fille et les trois enfants avaient fait ce voyage, heureusement ils sont arrivés à bon port. Vous pouvez regarder ce petit reportage sur cette fameuse traversée du Darien ici: très intéressant et très édifiant. 

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